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Sasmira t.1 L’appel de Vicomte

11 Nov

97827234658611996, Stanislas se promène dans une rue à Paris et est interpellé par une très vieille dame qu’il ne connait pas mais qui pourtant l’appelle par son prénom avant de le conjurer de venir, de lui donner une bague en forme de scarabée et de murmurer un vague poème avant de mourir dans ses bras. Complètement bouleversé, il va délaisser complètement sa petite amie, Bertille, pour essayer de comprendre ce qui s’est passé à l’aide de ses deux indice, la bague et une vieille photo qui étaient les seules possessions de la vieille dame. Aidé de Bertille qui prend aussi cette affaire  cœur tant elle à peur de le perdre, il va retrouver la maison de la photo et en s’y rendant tous les deux, ils vont voyager dans le passé et se retrouver à l’époque de la photo, au début du siècle (oui, maintenant je devrais dire au début du siècle dernier, mais comme la bd date de 1996, je me permet des libertés!!;-).

Les questions sont alors multiples, comment sont-ils passés? Comment vont-ils revenir? Et qui est cette mystérieuse Sasmira dont le regard sur la photo avait semblé être un appel irrésistible pour Stan? Et qui est aussi la vieille demoiselle qui les recueille dans cette maison et qui semble en savoir bien plus qu’elle n’en dit? Il y a aussi ce lien ténu avec l’Égypte antique dont on ne saura pas grand chose dans ce premier tome…

J’en dis peut-être trop, mais j’ai vraiment adoré cette BD que j’ai lu et relu depuis sa sortie, sans me lasser, tellement l’histoire est bien construite (ne serait-ce que la fin qui est très bien je trouve avec le Louvre mais là encore j’en dis trop!) et je ne pouvais que déplorer la suite qui ne paraissait pas…

Si j’ai choisi de vous en parler aujourd’hui (alors que j’avais une autre Bd sous le coude dont l’article était presque fini) c’est déjà en lien avec ma page de Bande dessinée que je viens de créer et avec laquelle j’espère vous donner envie de vous replonger dans de plus vieux titres qui sont à mon sens incontournables (mais bon, j’accepte les remarques extérieures!!;-), mais surtout car j’ai vu que cette bd avait été réeditée dernièrement, ce qui m’a donné le fol espoir de voir bientôt la suite, et oui, je viens de trouver l’info, Vicomte s’est remis à cette série, pour mon plus grand plaisir!!! bon, ça ne sera pas avant 2010, mais depuis 1996, je ne suis plus à un mois près!!! Donc autant vous dire que je guette cette sortie avec impatience et que j’espère que je ne serais pas la seule!!!

9782731611267La couverture que j’ai mis en tête de l’article est celle de la nouvelle édition, je vous met aussi celle de l’ancienne (malheureusement en beaucoup plus petit) qui est celle que je possède. Je vous signale d’ailleurs en passant que beaucoup d’exemplaires d’occasion de celle-ci sont disponibles sur le marché, probablement du fait que le tome deux se soit fait si longtemps attendre.

Je suis bien obligée aussi de parler de La Ballade du bout du monde, série en 4 tomes (le premier cycle) du même dessinateur avec un scénariste, qui m’a moins marqué, mais que j’avais quand même assez aimé pour me mettre ensuite à la lecture de Sasmira. Si jamais vous le croisez en bibliothèque, ne le boudez pas non plus!!

Le grand livre de Connie Willis

21 Août

grand_livre

Quatrième de couverture :

« Quoi de plus naturel au XXIè siècle, que d’utiliser des transmetteurs temporels pour envoyer des historiens vérifier sur place l’idée qu’ils se font du passé?

Kivrin Engle, elle, a choisi l’an 1320, afin d’étudier les us et coutumes de cette époque fascinante qu’aucun de ses contemporains n’a encore visitée : le Moyen Âge.

Le grand jour est arrivé, tous sont venus assister au départ : Gilchrist, le directeur d’étude de Krivin ; l’archéologue Lupe Montoya ; le docteur Ahrens ; sans oublier ce bon professeur Dunworthy, qui la trouve trop jeune et inexpérimentée pour se lancer dans pareille aventure et qui s’inquiète tant pour elle.

Ses craintes sont ridicules, le professeur Gilchrist a tout prévu! Tout, mais pas le pire… »

En fait, le Moyen Âge est une période dont la dangerosité est de 10 sur une échelle de 10 et c’est bien pour ça que Kivrin sera la première à y aller. Son directeur d’étude a profité du départ en vacances du directeur de l’université – qu’il remplace pour l’occasion- pour changer ce classement arguant que le Moyen Âge ne peut être dangereux et prévoyant déjà le prochain voyage de Kirvin pour l’épidémie de peste noire afin de savoir comment ça s’est réellement passé. Tout un programme! Le professeur Dunworthy, aidé de Mary Ahrens va remuer ciel et terre pour essayer d’empêcher ce transfert, en vain. Et pourtant, c’est lui qui avait raison ( bah oui sinon, pas de livre:) et dès le transfert effectué, le technicien attrape une forte fièvre qui le laisse délirant ou sans connaissance juste après avoir déclaré qu’il y a un problème… De son côté, Kivrin arrive au Moyen Âge au mauvais endroit (au milieu des bois au lieu du milieu de la route et donc moins aisée à découvrir) et aussi atteinte d’une forte fièvre. Elle perd immédiatement son point de ralliement, là où elle doit se retrouver quelques semaines plus tard pour retourner dans son époque.

Ce livre est le premier de Connie Willis sur le thème du voyage dans le temps et des historiens. Il précède donc le fameux « Sans parler du chien » qui m’avait tant fait rire. Ici beaucoup moins d’humour, le sujet est plus grave, et beaucoup moins de transferts aussi (dans l’autre livre, les nombreux transferts dont étaient « victimes » les historiens et les déphasages qui s’ensuivaient faisaient parti des ressorts comiques de l’intrigue). Le récit va se dérouler à part égale entre le Moyen Âge et le XXIè siècle (2054 en fait, ce qui ne nous laisse plus beaucoup de temps pour inventer le voyage dans le temps) où il se passe aussi des événements importants.

Du coup, sans le côté humoristique, il reste une description de la vie quotidienne au Moyen Âge vu par une historienne du XXIème et la course effrénée de Dunworthy à notre époque (ou presque, j’exagère un peu) pour essayer de la faire revenir, les deux n’ayant aucun moyen de communication. Bon, il y a quand même un peu d’humour mais vraiment beaucoup moins et cela reste un bon livre, mais contrairement à l’autre, je ne pense pas que je le relirais un jour, même si les personnages sont attachants et que le plaisir de lecture était bien là. Par contre, c’est marrant, mais les autres livres de cet auteurs ne me tentent pas du tout, surtout à cause de leur sujet, sur les Near death experience…

D’ailleurs, allant au pique-nique de la blogoboule, je veux bien le donner à cette occasion à qui serait intéressée (bah oui je sais je réduit mon public potentiel, mais je trouve ça quand même contraignant de l’envoyer par la poste…Désolée!)

Bon, j’aurais peut-être du vous le dire avant pour vous éviter cette lecture fastidieuse, mais voici un avis bien plus concis et constructif que le mien 😉

Sans parler du chien de Connie Willis

30 Déc

Sans parler du chien ou Comment nous retrouvâmes enfin la potiche de l’évêque de Connie Willis

9782290324912Au XXIème siècle (tiens, mais c’est maintenant ça, non?) le voyage dans le temps est une pratique courante. Mais il a été abandonné aux historiens dès qu’il a été établit qu’on ne pouvais pas rapporter d’objets du passé et les crédits font cruellement défaut puisqu’aucun profit n’est à espérer…

Lady Schrapnell a justement de l’argent à donner en contrepartie de quoi elle envoie des historiens faire des sauts dans le temps afin de reconstruire la cathédrale de Coventry à l’identique, avant sa destruction pendant un bombardement de la seconde guerre mondiale. Ned Henry, un historien réquisitionné pour l’occasion souffre d’un déphasage aigu en raison de trop nombreux sauts dans le temps. C’est pourtant le seul disponible pour aller aider une autre historienne, à réparer un paradoxe temporel qu’elle a causé en sauvant un chat de la noyade en 1888.
Voilà donc nos deux héros à l’époque victorienne, en train d’organiser des kermesses et de discuter spiritisme et poissons de collections pour essayer de former les couples qui auraient dû se former et de défaire celui qui s’est fait à la place. Tout ça en essayant de retrouver la potiche de l’évêque et de comprendre comment une telle incongruité temporelle est possible, l’enjeu étant rien moins que l’avenir du monde libre.
Ce roman a été un vrai plaisir de lecture, une découverte due au swap victorien (ne cherchez pas, il n’était pas dans mon colis), je ne regrette pas de l’avoir gardé celui-là! L’histoire est un mélange entre science-fiction (avec principalement les sauts dans le temps et les paradoxes temporels) et roman victorien car finalement 90% du roman se passe à cette époque avec tous les personnages qui en viennent. On n’a finalement pas tant qua ça l’impression de lire de la S-F. C’est aussi une énigme et une enquête.

L’auteur fait beaucoup de références littéraires, à « Trois hommes dans un bateau » au début car c’est de là qu’elle tire son titre (j’ai d’ailleurs envie de le lire maintenant…), à Agatha Christie pour les enquêtes et les énigmes justement mais aussi, et là je sens l’attention de certaines se réveiller, à Wilkie Collins (que je ne connaissais pas du tout il y a encore un mois, je pense que je vais devoir m’y mettre aussi…). Pour ce dernier, attention tout de même la fin de son livre « Pierre de lune » y est racontée, ce qui m’enpêchera de découvrir par moi même le roman que l’on considère comme le premier roman policier anglais. Pour compléter le tout, il y a beaucoup d »humour dans la narration et très peu de temps morts…

Bref, une lecture que je vous recommande chaudement et qui fait partie, vous l’aurez deviné, du courant steampunk! Mot qui fait tout à fait barbare à côté des moments si victoriens et civilisés que ce livre m’a fait passer…

Edit du 26/05/09 : à la reflexion, même si j’ai trouvé ce livre sur une liste de livre qui rescence des titres de steampunk , je ne suis quand même pas sure qu’on puisse vraiment dire que ce livre fait parti de ce courant car pour moi le postulat de base du steampunk c’est que ça se passe dans une époque victorienne futuriste, là ce n’est pas du tout le cas puisqu’il s’agit d’un voyage dans le temps et que l’époque victorienne est tout ce qu’il y a de plus victorien!