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La Ligue des Gentlemen Extraordinaires de Alan Moore et Kevin o’Neill

4 Oct

Il y avait bien longtemps que je voulais lire cette bd mais comme d’habitude on peut compter en années le temps qu’il m’a fallu pour mettre ce projet à exécution.

Et puis l’autre jour, à l’occasion d’une visite à la bibliothèque, je vois le tome 1 dans le bac des retours (vous savez, le fameux bac des retours, celui- qui nous fait prendre n’importe quoi, toutes ces bd auxquelles on n’aurait jamais pensé, voire qu’on ne connaissait pas du tout)…

Je suis bien contente de l’avoir fait car cette bd m’a tout de suite plu.

On suit la constitution de cette ligue par un mystérieux commanditaire appelé M et pour un but plus ou moins mystérieux. Wilhelmina (dite Mina) Murray (ex épouse Harker…) va retrouver et convaincre différents héros (Alan Quatermain, le capitaine Nemo,etc) de rejoindre cette ligue pour la défense de l’Angleterre.

Toutes les caractéristiques des personnages ne sont pas connues dans ce premier tome, contrairement au film que j’ai vu après. Ceci dit, encore une fois il paraît que je me laisse abuser toute seule puisque apparemment j’aurais dû reconnaître immédiatement le personnage de Mina et donc comprendre quel était son secret…

L’intrigue est à suivre même si on a là une fin convenable…

J’ai donc vu ensuite le film qui m’a paru quand même nettement moins bon même si j’ai quand même pris plaisir à le voir. Les personnages ne sont pas tous les même (alors peut-être qu’ils apparaissent dans la suite de la bd, je ne sais pas) et l’intrigue tout à fait différente.

Rien à voir donc avec la Brigade chimérique qui elle m’avait largement laissée sur ma faim!

Pour la petite histoire, c’est en prenant cette Bd que je me suis dit « tiens mais c’est un univers Steampunk, ça! Oh, si je faisais un swap? 😆

Confessions d’un automate mangeur d’opium de Fabrice Colin et Mathieu Gaborit

25 Nov

Paris, 1899.

Toute l’industrie est boostée par l’utilisation de l’ether, force dangereuse mais aussi prodigieuse qui permet toutes les folies steampunk de ce livre. On utilise machines volantes à tout va et les domestiques sont des automates.

Margo, jeune comédienne, décide d’enquêter sur la mort d’une ancienne maîtresse, Aurélie Couturier, sur le point de se marier. La presse parle de suicide, mais Margot n’y croit pas, surtout après avoir rendu visite à son père, un riche banquier qui semble intimidé par deux hommes à la mine patibulaire.

Elle va mener l’enquête avec son frère, Théo, psychiatre progressiste et trouver le secret de cette famille et les relations à l’opium et à une vieille expédition qui a mal tourné et qui a été étouffée. L’éther n’est bien sûr pas innocent, c’est d’ailleurs le sujet d’étude de Théo et le sujet de grandes perplexités…

Le tout se passe sur fond d’exposition universelle, grandiose, comme il se doit!

Alors vu comme ça, ça pourrait paraître bien, et d’ailleurs peut-être l’aimerez-vous, mais ce qui m’a gênée dans ma lecture, c’est le ton grandiloquent utilisé par les deux auteurs, ton qui m’a fait presque buter dans l’avancée de l’histoire que j’aurais trouvée certainement très bien racontée autrement… (l’histoire est racontée en alternance par Margot et par son frère)

J’ai découvert ce roman lors de ma quête de romans steampunk (que vous pourrez redécouvrir ici) et j’avais plutôt décidé de ne pas en parler. Mais là je m’y remet à cause du Challenge de GeishaNellie et de l’envie que j’avais de promouvoir ce genre en particulier, même si du coup ce n’est pas le meilleur livre pour ça!! Mais je sais qu’il existe par ici des fans de Fabrice Colin…

C’est pas grave, vous pouvez toujours relire mon billet sur Homonculus que pour le coup j’avais beaucoup aimé!!

Homunculus de James P. Blaylock

11 Août

« Sa taille, dit-on, n’excède pas vingt centimètres. Il serait omniscient et omnipotent, capable d’abolir les frontières de la vie, de la mort, du temps. Seuls quelques initiés, en cette fin de XIXe siècle, connaissent son existence. Seulement voilà : l’homoncule, cette prodigieuse créature, est pour l’heure prisonnier d’une mystérieuse cassette. Quiconque se l’appropriera héritera du même coup des clés de l’éternité. Hélas! La fameuse boîte a disparu…

Commence alors, sur fond de fog londonien, une course-poursuite délirante entre les suppôts du Mal- un acnéique paranoïaque, un milliardaire dépravé, un savant fou et bossu, une poignée de zombis- et les forces du Bien – un club de scientifiques très peu préparé à leur rôle de justiciers… »

Je vous livre exceptionnellement le résumé de l’éditeur car ce livre est très dur à résumer!! Il me fait penser à du Dumas ou du Eugène Sue, mais avec des inventions de science-fiction délirante! J’ai d’ailleurs mis longtemps à identifier les zombis comme tel car bien sûr, ce mot n’est pas écrit tout de suite dans le roman. C’est un roman qui ne se prend pas au sérieux et qui m’a fait bien rire par moment. J’ai eu du mal à le trouver car il est malheureusement épuisé alors qu’il est à la base de ce fameux courant steampunk créé par Powers, Blaylock et Jeter, justement pour se moquer du cyberpunk.

C’est une réussite et j’attends maintenant beaucoup des deux autres romans fondateurs de ce genre qui eux ne sont pas épuisés!! (Et qui m’attendent bien sagement à la maison:)

Pour ceux qui seraient tentés par une lecture, n’hésitez pas à vous renseigner dans vos bibliothèques, j’ai trouvé mon exemplaire à la réserve centrale de la ville de Paris… Et puis, finalement, seule la traduction française est épuisée!

L’Hôtel étrange de Philip Reeve

31 Jan

Voilà une ancienne lecture que je transfère et qui est en parfaite adéquation avec mon thème du moment : le swap Eternal SF…

La famille Mumby, Art, sa sœur Myrtle et ses deux parents, sont invités à passer un séjour à Starcross, dans une station balnéaire, spatiale, bien évidemment. Art s’y rendra avec sa soeur et sa mère et ils découvriront qu’il s’y passe d’étranges choses… Ils vont alors mener l’enquête et se retrouver dans des situations pas possibles. Mais Myrtle n’en restera pas moins tout du long une jeune fille respectable et toujours bien habillée car même quand l’univers et l’avenir de l’humanité sont menacés il faut respecter les convenances. Surtout quand on est amoureuse d’un corsaire de l’espace…

Car l’humour et l’absurde sont au rendez-vous, y compris dans les illustrations qui entrent vraiment en correspondance avec le récit, l’auteur ayant visiblement pris plaisir à impliquer l’illustrateur dans son histoire.
Ce livre est le deuxième tome d’une trilogie dont le dernier tome est à paraitre (le premier est Planète Larklight). S’il est certainement préférable d’avoir lu le premier tome avant de se plonger dans celui-là (ce que je n’avais pas fait), on peut très bien comprendre ce livre sans avoir lu l’autre.
Comme toujours, l’univers créé par Philip Reeve, un mélange de steampunk et de science-fiction, est très intéressant et cohérent. En revanche, si le plaisir est là, ce roman s’adresse plus aux ados qu’aux adultes, mais vous pouvez la lire quand même et passer un bon moment!