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Galymède. Fée blanche, ombre de Thym de Maëlle Fierpied

3 Avr

9782211203791FSAprès Les Chroniques de l’université Invisible que j’avais beaucoup aimé, je n’ai pas beaucoup hésité quand j’ai vu Galymède en nouveauté.

Lancé sans lire le résumé, je découvre de suite un univers de fantasy urbaine qui me séduit direct! Galymède, fée quelque peu acariâtre est en train de virer au violet et risque bientôt de se transformer en fée noire, ce qui n’est pas pour déplaire à son ami le grand méchant Loup, qu’on appelle plus que Loup car il n’est plus que l’ombre de lui même. Tout ça à cause de nous, humains, qui ne faisons plus appel aux fées pour exaucer nos vœux et qui baignons dans la morosité.

Du coup, elle ne va finalement pas rester là longtemps dans notre monde car Mère grand va l’envoyer en mission en Féérie (d’ailleurs is ça vous intéresse, il y a une porte sur la tour Eiffel!) où elle devra accomplir un long voyage pour se retrouver en paix avec elle-même.

Je n’ai pas lâché ce livre du début à la fin (bien sûr c’est une image puisqu’il est très long et qu’en réalité je n’ai pas eu le choix!!:)) et j’ai été encore une fois séduite par cet univers féérique (même si j’ai eu l’ombre d’une déception de ne pas être finalement dans de la fantasy urbaine). J’ai trouvé marrante l’idée de mélanger les orques et les religions Maya (ou autre je suis très approximative sur le sujet!!) et de mélanger les personnages de conte et ceux qui sont plus de nature féérique. Et je ne vous donne pas la signification de « ombre de thym » car c’est resté très obscur pour moi pendant un moment mais quand j’ai trouvé, ça m’a paru évident!!

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Belle comme le jour de Gail Carson Levine

28 Mar

Aza est très laide et même très très laide. D’ailleurs son rêve serait d’être belle, étrange, non? Et pourtant elle a la plus belle voix d’Ayortha, ce qui est une chance car tous le pays chante à tue tête, c’est une institution. Un jour la fille d’auberge qu’elle est va se retrouver à accompagner une duchesse au palais du roi pour son mariage, ce qui va être le début d’un joli conte de fée pour elle.

Cependant, son don à « illuser » (c’est à dire qu’elle est ventriloque) ne va pas tarder à lui attirer des ennuis… Mais après tout on est dans un conte, donc notre héroïne va devoir affronter quelques épreuves avant une fin heureuse…

Nous somme ici en pleine inspiration conte, n’importe qui reconnaîtra le miroir magique, la méchante reine ou encore le chasseur de Blanche Neige. Pas de nains en revanche mais des ogres et des gnomes ainsi qu’un prince avec de grandes oreilles…

 

Je suis loin ici du coup de cœur qui m’avait donné envie de lire ce roman mais j’ai bien apprécié cette lecture et j’ai aimé découvrir petit à petit les éléments empruntés à Blanche Neige. Par contre j’ai trouvé quelques longueurs et je suis septique quand à la présence de ce titre dans la collection Neuf : même si le ton conte et la fin heureuse peuvent donner envie de le classer là, la longueur et le niveau général me font penser plus à du médium… Mais après tout les lecteurs iront piocher leurs lectures où bon leur semble alors…

 

Dans un autre registre j’avais préféré David s’évade du même auteur et pour le coup à sa place dans le collection Médium! Et aussi Les deux princesses de Bamarre, pour le coup dans le même registre et aussi plus à leur place en Neuf!!

Le livre des choses perdues de John Connelly

11 Déc

Je ne vous ferais pas le résumé de ce livre, j’avais commencé (puisque ça fait plusieurs mois que j’ai lu ce livre, genre janvier) mais c’est trop embrouillé, trop long et puis vous le trouverez ailleurs.

Maintenant, je préviens ceux qui n’ont pas lu ce livre que je vais parler de ce qui s’y passe donc si vous avez l’intention de le lire, vous savez ce qu’il vous reste à faire!!

Premièrement : je n’ai pas du tout aimé ce livre. Je précise d’entrée car je n’ai lu que des bonnes critiques.

Je suis d’ailleurs un peu étonnée tant tout ce que j’ai lu dans ce livre m’a paru bateau, prévisible, plein de bons sentiments, etc…

David est un petit garçon qui en veut à son père de s’être remarié après la mort de sa mère. Ce livre se déroule pendant la seconde guerre mondiale et nous montre un petit garçon (mais avec sa famille quand même) qui est allé vivre à la campagne pour éviter les bombardement de Londres. Ça tombe bien, on est donc dans un genre très connu du roman anglais ( Narnia par exemple mais pas seulement) donc notre petit garçon va pouvoir résoudre facilement ses problèmes du monde réel en allant les affronter dans un monde imaginaire. Dans ce monde imaginaire, il va devoir se battre contre tout plein de méchants, dont un particulièrement méchant qui veut lui prendre son petit frère et le mettre en échange à la place du roi de ce pays qui est mourant… Ça tombe bien, puisque David ne peux pas voir ce petit frère qui est bien sûr le fils de son père et de sa belle-mère tant détestée. Mais que tout le monde se rassure, évidemment David va finalement aimer ce petit bébé qui ne lui a rien fait et qui est si mignon et gnagna gni et gnagna gna…

Les plus perspicaces auront compris très vite que ce roi mourant n’est autre que le petit garçon qui a disparu justement dans la maison où habite David et dont il occupe la chambre…

En plus, l’épisode sur la vraie Blanche Neige qui exploite les nains m’a paru tomber comme un cheveu sur la soupe tant il n’a rien a voir avec le reste.

La fin est horriblement mielleuse et moraliste (je ne me souviens plus des détails mais la vie entière de David, de son frère,de comment tout le monde est mort etc), ah et j’allais oublier au moment où il est avec le preux chevalier en quête de rédemption, il y a un petit passage gênant sur l’homosexualité  (sur le thème « il ne t’as pas dit qu’il était homosexuel? Hou la la, il va peut-être s’en prendre à toi » Alors ok c’est le méchant très méchant qui dit ça, mais rien ne vient le démentir clairement par le suite, ça m’a un peu gênée.)

Bref une lecture qui m’a mise hors de moi, ma preuve, je l’ai lu il y a presque un an et je suis toujours énervé après ce livre. Heureusement, j’ai lu juste après « Lombres » de China Mieville qui est quand même d’un autre niveau!! (et j’espère bien vous en faire un billet aussi un de ces 4!!)

Les soeurs Eden et le maître des loups de Lyn Gardner

17 Août

couvles-soeurs-ede-234x370Les sœurs Eden, Aurore et Alice vivent tranquillement au manoir Eden avec des parents aimants mais quand même peu soucieux des activités de leur progéniture. Ainsi, tandis que la mère paresse et que le père prépare une énième expédition pour trouver un dragon jaune à deux têtes, trois langues et cinq pattes (à peu près), Aurore rempli à la perfection le rôle de maîtresse de maison et Alice, plus aventureuse, expérimente -entre autre- l’art du feu d’artifice. Ce bel équilibre va être rompu à la naissance de la petite sœur qui entraînera le décès de la maman et le départ du père en expédition pour noyer son chagrin. En effet, les temps sont sombres et à sa mort, la mère d’Alice lui a confié comme un bien précieux une petite flûte en fer blanc qu’elle ne doit pas laisser tomber entre de mauvaises mains, mauvaises mains qui ne vont pas tarder à se manifester en la personne du maître des loups…

Cet univers fantaisiste est très inspiré de l’univers des contes dont il utilise les traits connus avec beaucoup d’humour. Par exemple, Aurore aurait eu la malédiction d’une méchante sorcière à sa naissance prédisant que le jour de ses 16 ans elle se piquerait le doigt et tomberait dans un sommeil éternel. Mais cette dernière à beaucoup de mal à y croire, cela lui paraît fantaisiste. De même Alice se fait la réflexion que sa mère à certes de très beaux et longs cheveux, mais de là à penser que son père s’en soit servi comme corde pour aller la délivrer, elle reste septique. Bref vous rencontrerez de nombreux éléments connus, mais ils sont souvent interprétés de manière surprenante! Une lecture divertissante et assez passionnante pour « bons lecteurs à partir de 10 ans » dixit le site de l’éditeur. L’auteur serait en train d’écrire une suite, je n’aurais pas cru qu’il y en aurait et en tout cas, ce livre se lit très bien tout seul!

De plus, ce livre aura eu le mérite de déclencher à la maison un débat sur quelle est la différence entre les contes et la Fantasy? Le seul élément probant que nous ayons pour l’instant étant la morale. Si vous avez autre chose à ajouter…

Château l’attente de Lynda Medley

14 Mar

Château l’attente de Lynda Medley, Editions ça et là, 2007

9782916207223Cette bande dessinée à été écrite par Linda Medley, auteur indépendante américaine et surtout qualifiée de féministe. Cette BD à été accueillie à grands cris comme souvent quand une femme s’exprime en BD. Donc c’est merveilleux, c’est féministe, wouahou…

Bon, j’avais beau me méfier (c’est dans ma nature) j’ai fini par craquer… surtout quand j’ai commencé à enfin trouver des critiques négatives… Et oui, je sais bien que d’habitude ce sont les critiques positives qui donnent envie de lire quelque chose, mais finalement, l’inverse est vrai aussi… pour moi en tout cas!!

Les premières pages sont un rappel de l’histoire de la Belle au bois dormant, mais la suite va vous révéler ce qui va se passer ensuite dans ce château abandonné par la princesse.

En effet, que sont devenus toutes ces personnes qui font tourner un château?

Une jeune femme fuit son mari violent avec son bébé avec pour but de se réfugier dans ce château qui est devenu un havre de paix et un refuge pour tous. On va connaître peu à peu l’histoire des habitants de ce château et comment ils en sont arrivés là.

J’ai assez aimé cette histoire, qui m’a souvent fait pouffer, tant les rebondissements sont loufoques par moment. Par exemple le bébé de la jeune fille est très laid avec un nez horrible et la peau verte. A chaque fois que quelqu’un le regarde, il s’exclame « oh qu’il est laid! », ce à quoi la maman répond invariablement avec un air ravi « c’est tout le portrait de son papa. »

Je n’ai pas trouvé ce livre si féministe qu’on le dit partout, mais certaines trouvailles m’ont fait bien rire. Mais je trouve que sur la fin, elle tire un peu trop sa dernière trouvaille dont je ne peux rien révéler, c’était vraiment une surprise!

Dans l’ensemble, j’ai plutôt aimé, mais je n’ai pas trouvé que c’était le chef d’ oeuvre tant vanté. Je suis quand même contente de mon achat.

Par contre, mon copain n’a même pas souri une seule fois en le lisant…

Cet album a obtenu le prix Will Eisner Award en 1998 et rentre dans le cadre du Roaarr Challenge de Mo’