Tag Archives: Au quotidien

Celle que je suis de Vanyda

18 Déc

On croirait que je ne lis pas mais en fait si, ça m’arrive! Aussitôt eu, aussitôt lu et il y avait la queue derrière moi pour prendre la suite!!

On retrouve Valentine en première, séparée en classe de tous ses amis mais qui les retrouve quand même dans la cour de récréation et dans ses diverses activités : club manga, cours de Hip Hop… Elle se rêve toujours de Felix mais de nouvelles rencontres et autres anciennes connaissances vont peut-être bientôt la faire changer d’avis!

C’est avec plaisir que je me suis plongée dans ce dernier volet de l’histoire de Valentine et franchement, j’avais pas envie d’en sortir (ce qui me fait penser que vraiment, vraiment, il faudrait que je me replonge dans l’immeuble d’en face pour en découvrir la suite!!). Je ne sais pas si c’est que je me reconnais dans ce personnage mais finalement Alain aime aussi, ce qui me rassure sur le côté pas exclusivement féminin de cette bd! Peut-être qu’on peut tous retrouver nos années lycées dans cette bd. Mais pas seulement car je connais tout un groupe de collégiennes particulièrement fan!!

Mon avis sur le premier tome (ne cherchez pas le deuxième, je l’ai lu bien sûr mais je ne parle pas de tout ce que je lis quand même!!)

Une série coup de cœur que je vous recommande chaudement si vous ne l’avez pas encore lue!

Celle que je ne suis pas de Vanyda

8 Mai

Valentine est en 3ème avec ses copines, Julie, Yamina et Émilie et elle aime Felix en secret et sans avoir jamais osé lui adresser la parole. Elle vit toute seule avec sa mère et a encore du mal à s’affirmer.

L’histoire commence avec le premier jour de collège : la composition des classes, la joie d’être avec ses copines, les rivalités avec d’autres filles, bref, la routine. Elle finira avec la fin de l’année scolaire.

Il ne va pas se passer grand chose pendant cette année, on sort avec des garçons et puis ça casse, on va à des soirées quand les parents l’autorisent, etc…

Cette histoire d’ado m’a fait penser à moi et à mes années collèges, je suis contente de voir que finalement les ados ne changent pas et ont un peu les même préocupations!

J’ai beaucoup aimé et je pense que cette bd s’adresse aussi bien aux ados qui pourront s’y retrouver qu’aux adultes qui retrouveront leur adolescence!

Le dessin est très doux et très fluide, un peu entre la ligne claire et le manga, ça ne fait pas du tout faux (comme des fois des français qui essayent de dessiner en style manga et qui font des dessins un peu plaqués, là on sent bien que Vanyda s’est fait son propre style en partant de ses influences). J’ai gardé un bon souvenir du premier tome de l’appartement d’en face que j’ai lu il y a bien longtemps mais j’avais beaucoup moins aimé l’année du dragon, ce qui m’avait un peu freinée, avant d’apprendre qu’elle n’en signait pas le scénario.

Une bd que je recommande donc à tous, à tester avec les garçons aussi car si l’action est vue du côté des filles, ils ont quand même un rôle là-dedans! Bref, je suis curieuse de savoir si ça peux leur plaire aussi!!

Plus ou moins… Le Printemps de Peggy Adam

29 Déc

Voilà une Bd en 4 tomes (en tout cas je crois, là y en a que 3 mais j’imagine qu’il y aura l’hiver…) que j’avais envie de découvrir depuis longtemps, vue chez mon libraire préféré mais jamais entendu parler… Et l’autre jour je tombe sur le tome 1 à la bibli par hasard.

Voilà l’histoire de Marie et Véra (principalement) mais aussi de Joao de Paul et de Sylvie qui transitent autour. Marie est une vraie ingénue « enceinte d’un homme et amoureuse d’un autre » et Véra beaucoup plus dévergondée, toutes les deux avec leurs problèmes. Cette histoire va se dérouler sur 4 saisons et je dois dire que ce premier tome est finalement assez court (64 pages) et vite lu d’où une certaine frustration : envie de lire la suite mais pas d’investir dans 3 tomes, d’autant que j’ai l’impression que leur séparation ne se justifie pas vraiment, la seule fin qu’il y ai à ce volume c’est le projet d’un départ à la mer, l’été donc…

Du coup une histoire de quotidien qui se lit quand même avec plaisir et des personnages assez attachants, mais je pense qu’il faut avoir lu l’intégralité pour pouvoir juger vraiment, à voir donc!

En attendant, toutes celles qui ont essayé d’obtenir un autre moyen de contraception que la pilule reconnaitront quelques scènes de cette bd…

Voilà un avis bien plus construit que le mien (ce qui n’est pas dur en général, mais faites attention il parle des 3 tomes, j’aurais pas dû le lire!!)

Le site de l’auteur, où vous pourrez voir tous les beaux dessins qu’elle fait, et aussi des mini carnets de voyages et aussi des récits mais j’ai pas eu le temps de tout regarder… Peut-être certaines d’entre vous connaissent car elle fait aussi pas mal d’album jeunesse.

Et au fait, j’allais oublier : ce livre parle d’une saison, le printemps mais il manque le dernier tome : l’hiver. Il y est aussi question d’un voyage qui se prépare à la fin du volume. Cette lecture fait donc partie du challenge Winter Time Travel… (tu vois Lhisbei, je t’avais prévenue, et ce n’est qu’un début:) )

winter tine travel

Une éducation américaine de Barry Gifford

11 Nov

Roy est un petit garçon qui grandit dans les États-Unis des années 50 entre Chicago, la Nouvelle-Orléans et Miami au gré des déménagements de son père et de sa mère qui sont séparés.

Ce livre est divisés en chapitres courts qui sont dans le domaine de l’anecdote et qui nous dévoilent des touches du quotidien de Roy.  Il est précisé au début que ce sont des récits et qu’il ne faut pas s’inquiéter de voir apparaitre ou disparaitre le père de Roy selon les chapitres puisqu’il est des fois mort avant sa naissance et des fois mis en scène.

En réalité ces chapitres peuvent se lire indépendamment les uns des autres (certains on déjà été publiés comme tel d’ailleurs) et à mon avis, il ne faut pas les lire d’un coup. C’est un livre dans lequel on peut picorer un chapitre par-ci par-là et qui est idéal entre deux lectures pour se replonger dans cette atmosphère un peu nostalgique de l’enfance et des années 50.

Un bon moment donc mais pas le gros roman que j’attendais, mais il parait qu’il ne faut rien attendre de Barry Gifford !!

Merci à BOB (vous y trouverez d’autres avis) et aux Éditions 13ème note dont les couvertures m’alléchaient depuis longtemps en librairie sans que je n’ai jamais passé le pas!

Ps : l’ambiance de ce livre m’a fait un peu penser au Mystère du Lac, excellent roman dont il ne faut surtout pas se fier au titre français et qui était un de mes coup de cœur de l’année, euh, de sa sortie (en enfin de sa réédition il me semble) et qui est depuis sorti en poche. Je vous le conseille!

La saison des mûres de Polly Horvath

23 Sep

Raclette est affublée d’une mère égoïste et un peu folle et surtout de Cette Chose sur son omoplate qu’il ne faut surtout montrer à personne car elle risquerait de détruire leur vie sociale à toute les deux, vie sociale qui est par ailleurs inexistante.

Soudainement sa mère décide de l’envoyer passer l’été chez ses vieilles tantes chez qui elle-même passait ses étés adolescente. Fidèle à elle même, elle l’envoie au dernier moment et sans valise.

Ces deux vieilles femmes, Tilly et Penpen sont deux excentriques, « Les deux étranges dames Menuto » surnom qu’elles préfèrent largement à celui- de « dames aux mûres »

Elles ont décidé de mourir ensemble, échéance qui semble se rapprocher… Mais là elles vont devoir apprendre à Raclette le plaisir de vivre tout simplement et sans se préoccuper des idées farfelues de sa mère. Une 2ème ado va pointer le bout de son nez  et elles vont vivre un été qui va changer leur vie…

Alors j’ai beaucoup aimé mais je suis un peu perplexe sur la place de ce roman dans la collection Neuf de l’École des loisirs qui suppose un lectorat assez jeune pour un roman de cette taille et avec ce ton… En plus les héroïnes ont 13 ans (il me semble) alors que je pensais que la collection neuf s’adressait à des plus jeunes (même si les collections de l’école des Loisirs ne sont pas faites en fonction des âges mais en fonction des niveaux de lecture ou quelque chose comme ça.) Sur le coup je me suis dit que l’humour un peu particulier de ce roman le faisait de toutes façon s’adresser plus à des adultes qu’à des jeunes, mais je me rends compte après coup que si j’ai plutôt suivi l’histoire du point de vue de femmes de 80 ans confrontées à des ados qui n’ont pas du tout le même mode de vie, finalement on pourrait bien l’envisager du point de vue des ados confrontées à des personnes âgées!!

En tout cas j’ai beaucoup rigolé à la lecture de cette histoire avec par exemple l’obsession de la mère de Raclette pour le club de chasse (la prière du club de chasse vaut le détour) ou Penpen qui veut absolument raconter le détail du suicide de sa mère pour changer les idées aux deux filles (« – Je me dis qu’elle doit se sentir tellement moins que rien devant nous qui avons été témoins de son abandon. Je vais lui raconter comment j’ai trouvé la tête de Mère, dit-elle.

– Seigneur, Penpen, personne n’a besoin d’entendre cette histoire! Elle est tout simplement horrible!

– Vous avez trouvé la tête de votre mère? demanda Raclette. » (p.243)

Voilà un petit extrait pour vous faire une idée du ton général de ce livre :

Il m’a alors passé la bague au doigt et a tenté de m’embrasser, mais il n’en était pas question, pas après ce serment minable. Nous avons redescendu l’allée au milieu des petites explosions de rire qui nous arrosaient comme du riz et ç’a été la fin de notre mariage. Au bout de l’allée, il est parti de son côté et moi du mien. il avait naturellement essayé de me suivre un petit moment, mais je l’ai écarté à coups de pieds et il a finalement renoncé. Je ne me suis jamais donné la peine de demander l’annulation de mon mariage ou le divorce parce que toute cette affaire avait comblé mon besoin d’épousailles et que je n’envisageais pas de recommencer. Mon seul regret était que je savais plus quoi faire pour me distraire, Mais Père a résolu le problème dès la semaine suivante, n’est-ce pas, Penpen?

– Absolument, dit Penpen

– Qu’est-ce qu’il a fait? demanda Raclette?

– Il est mort, dit Tilly. (p.92)

J’ai lu ce livre suite à une autre lecture du même auteur : La fille sur la balançoire rouge qui était très bien aussi et probablement plus à sa place dans la collection Neuf!