Défi gravure 2016

17 Jan

défi gravure 2016

Et oui, suite à l’exposition Kuniyoshi, une nouvelle occupation a vu le jour par ici : la gravure et plus précisément la gomme à graver (mais attention, je ne suis pas exclusive, je viens de tenter la linogravure aussi!)

J’ai donc décidé cette année de m’inscrire à un défi gravure et qui sait, peut-être que je m’y tiendrais un peu plus que tous les défis lecture auxquels j’ai pu m’inscrire par le passé! (aucun commentaires à ce sujet, merci! :p)

Il s’agit donc de faire un tampon ou une gravure sur un thème imposé par mois. Le détail c’est par ici!

Et vous, vous avez des loisirs créatifs pour vous occuper quand vous avez fini de lire? ;)

Je vous laisse quelques photos de ce que j’ai fait depuis mon atelier estampe au Petit Palis (et je suis tristesse de m’être rendue compte que j’ai complètement oublié de m’inscrire à un de ceux pour adultes, ça aurait pu être vachement chouette…)

Mes chouettes que j’ai gravé du mauvais côté de la gomme et qui du coup rendent pas bien à l’impression  la 2ème gravure, la pieuvre que j’aime beaucoup.

 

Et enfin la carpe en linogravure cette fois :

carpe

Le fabuleux amour d’Aucassin et Nicolette de Sylvaine Hinglais et Tom Schamp

17 Jan

aucassinLe fabuleux amour d’Aucassin et Nicolette

Auteur : Sylvaine Hinglais

Illustrateur : Tom Schamp

Editeur : Albin Michel jeunesse

Cette histoire inspirée d’une chantefable du Moyen Âge est tout à fait sidérante! Elle se présente en 6 tableaux et fait l’éloge de la différence sur tous les tons. En le lisant, je suis allée de surprise en surprise et d’ailleurs je n’avais pas lu le résumé qui en dit presque trop à mon goût! (mais je sais que si j’aime me faire totalement surprendre, ce n’est pas le cas de tout le monde et là je me suis mise à lire cet album qui m’a été conseillé au moins en 2010 ou 2011 donc pas besoin de lire le résumé ou de feuilleter l’album, ce que j’aurais fait fatalement si je l’avais découvert en librairie…)

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Ce qui parait au début être une histoire très classique : Aucassin et Nicolette, débarque sur une île après avoir fui leurs familles respectives qui refusent leur amour, se transforme très vite en joyeux n’importe quoi mais pas tant que ça finalement : il s’agit de montrer l’absurdité de l’intolérance, quelle qu’elle soit. En effet le roi Torelore ne comprends pas le sens du mot « étranger »:

-Moi je suis français et ma mère refuse que j’épouse une étrangère, répond Aucassin

– Étrangère? répète le roi Torelore. Comment ça? Puisque nous habitons tous sur la terre, qui est étranger ici? Il faut venir d’une autre planète pour être étranger parmi nous!

Mais plus tard, c’est Aucassin lui-même qui se mettra en colère en apprenant que le roi Torelore est en pyjama dans son lit alors que la reine fait la guerre.

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Je n’en dirais pas plus sur l’histoire car maintenant parlons de la forme : cet objet livre qui est assez beau je dois dire et très original. Il faut le tenir en paysage pour le lire et un aimant dans la couverture aide à tenir les pages. On a une présentation des personnages au début, chacun étant repris tout au long du livre par le dessin de sa tête.

Le livre ouvre et ferme sur une scène de théâtre pour bien situer la chantefable qui est présentée en court texte d’introduction (elle date du 12ème ou 13ème siècle quand même!)

Les illustrations sont une explosion de couleurs et les personnages tous incarnés par un animal d’une espèce différente, puisque tout le monde est terrien!

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Une belle fable sur la tolérance et les différences qui plaira aux plus petits mais pourra permettre aussi aux plus grands (cm2/6ème) d’amorcer des débats sur la tolérance, que ce soit au niveau des religions ou de la condition de la femme, ou de la violence (on peut continuer la liste!) sans que l’histoire ne soit gnangnan pour eux!

je vous laisse avec cette belle conclusion :

Et ils vécurent heureux et mangèrent beaucoup de légumes jusqu’à la fin de leurs jours.

Et un autre avis ici, chez Papier de soie

La formidable aventure du chat de maître Kuniyoshi imaginée et animée par l’atelier SAJE

15 Jan

chat-de-maitre-kuniyoshi-01.jpgLa formidable aventure du chat de maître Kuniyoshi.

Auteur : Atelier SAJE

Illustrations : estampes de Kuniyoshi

Éditeur: Paris Musée

A l’occasion de l’exposition sur les estampes de Kuniyochi (courrez-y vite, ça termine ce week-end!) les éditions Paris Musée ont demandé à un atelier (je ne connais pas du tout) de faire une histoire basée sur les estampes.

Visiblement ils ont eu carte blanche pour choisir leurs estampes et inventer l’histoire. Ils sont donc parti du personnage de chat (c’est vrai qu’il y en a beaucoup dans l’expo!) et l’ont propulsé chat de maître Kuniyoshi (les enfants perspicaces auront quand même remarqué entre le début et la fin « tu as vu maman, il n’a plus les même tâches! » ;)

A partir de là, rien de plus facile que de laisser courir son imagination tant les sujets de représentation du maître sont étendus et surtout vu qu’il a illustré pas mal de récits plutôt fantastiques.

A partir de là on a une histoire qui tient plutôt la route (le chat est transformé en chat-mouraï et part délivrer une princesse enlevée par des démons, croisant sur sa route, géants, hommes crapauds et squelette géant, ça tient la route vous-dis-je!) et surtout de magnifiques reproductions des estampes avec des pages à déplier pour les admirer encore mieux et je dois dire que l’idée est plutôt bonne car il y en a beaucoup et ça fait office de catalogue de l’exposition pour les plus jeunes sans problèmes!

J’ai offert ce livre à ma mini après avoir moi-même visité l’expo et avant de l’y emmener elle-même, ce qui est un avantage non négligeable car elle était déjà familière de l’univers représenté avant même d’arriver et comme les estampes sont accompagnées dans l’expo d’un résumé de l’histoire qu’elles illustrent, elle a pu se rendre compte que ça n’avait rien à voir avec son livre et du coup et bien on a pu aussi parler de l’imagination et du fait d’imaginer une histoire à partir d’image, qu’on peut vraiment inventer ce qu’on veut.

je trouve donc que ce livre est une très bonne idée et qu’il est très réussi, je vous le recommande si vous ne pouvez pas voir l’expo et je vous laisse avec l’avis de Choco qui elle, a pris des photos de l’intérieur du livre! :p

Et du coup, cet album rentre dans le cadre du challenge « Je lis aussi des albums » qui se passe chez Hérisson!
logo challenge albums 2015

Maman! maman, j’ai mal au ventre! de Rémy Charlip et Burton Supree

10 Jan

maman j'ai mal au ventreMaman! Maman j’ai mal au ventre!

Auteur : Remy Charlip

Illustrations :  Burton Supree

Éditeur : Circonflexe

Qu’a donc cet enfant ? Qu’a-t-il bien pu avaler pour avoir si mal au ventre ? Le docteur n’est pas au bout de ses peines, ni de ses surprises ! Et qu’a-t-il fait de son chapeau ? Humour et fantaisie : la signature du grand Remy Charlip (résumé éditeur)

Voilà un album qui pourrait alimenter la réflexion sur le fait de donner à lire les classiques de la littérature de jeunesse à nos enfants (j’ai des contres exemple, je ferais peut-être un article un jour!!). En tout cas il alimente certainement la rubrique « merci aux bibliothécaires de faire un travail de mise en avant sur ce genre d’album que je n’aurais pas connu sinon »

L’intrigue, très simple tient en peu de mots : un enfant à l’appétit maladif se fait soigner par un docteur, qui découvre de plus en plus effaré et pour le plus grand plaisir du lecteur (enfant et parent en même temps!) tout ce qu’il a avalé! Et ce, jusqu’à la pirouette finale…

Cet album date de 1965 et il est encore étonnant de modernité. L’histoire commence dès la couverture et il est d’une drôlerie toujours actuelle. Les illustrations aussi sont intéressantes, avec les personnages en ombres chinoises, mais blanches) sur des fonds très colorés jusqu’à l’arrivée à l’hôpital où la mère, reste blanche sur la page de gauche et le médecin et l’enfant deviennent de vraies ombres noires sur la page de droite transformée en théâtre. Les objets sortis les uns après les autres et ensuite par paquet sont d’abord en ombre chinoise à droite puis sont dessinés « normalement » sur la page de gauche tandis que la mère s’émerveille de ce que lui lance le docteur( « Ma parole, c’est un lapin! Et voilà mon chapeau! je savais bien que je ne l’avais pas perdu! »)

Voilà un album qui nous apporte beaucoup de plaisir (à la base choisi par ma bientôt-6-ans car elle est sujette au mal de ventre) et qui ravi sans arrêt la 23-mois qui le réclame régulièrement…

On en est au 2ème emprunt à la bibliothèque et pas de doute qu’il va bientôt rejoindre la nôtre dans la série incontournable!!

Si vous voulez feuiller les premières pages, c’est par ici!

« Les poupées, c’est bien un truc de filles! »

7 Jan

Bon, bon, voilà un article qui peut paraître en décalage avec le thème principal de ce blog (la lecture donc pour ceux qui ne suivent pas) mais après tout je fais ce que je veux chez moi! :lol:

Bref revenons sur cette phrase « Comme quoi, les poupées c’est bien un truc de filles… » prononcée par une copine à moi qui a 2 garçons alors que je lui disais que cette année à noël, pour la première fois de sa vie la grande (5ans et demi) avait demandé une poupée et que pour la petite (22 mois, c’était d’office des accessoire (pot, biberon…) tellement elle a fond avec son poupon depuis au moins 8 mois.

D’abord l’historique de la situation : La grande n’a jamais aimé les poupées, elle en avait même peur jusqu’à il n’y a pas si longtemps. Vers ses 2 ans ma mère avait tout de même insisté pour lui en offrir une à noël, dont elle n’avait jamais voulu entendre parler et qui la terrorisait tellement qu’on avait dû la reléguer en haut de notre armoire dans notre chambre (merci maman les cadeaux pourris ;)) Ce dégoût datait d’avant son entrée en crèche, je précise histoire de dire qu’elle n’était pas influencée par d’autres enfants, l’entrée en crèche fut d’ailleurs assez épique au début car elle avait aussi peur des autres enfants et en plus plusieurs petites filles  lui tendaient des poupées pour faire une approche amicale!

Vers les 15 mois de la petite, je lui proposais ce poupon (un bête poupon Corolle, tout ce qu’il y a de plus classique) qu’elle a tout de suite adopté, qui est devenu le doudou numéro 1 et dont elle s’est occupée de plus en plus ET je précise, TOUJOURS avant son entrée en crèche et la possible influence d’autres enfants.

Du coup, je me faisais la réflexion suivante : on dit que les filles jouent à la poupée et imite en cela un comportement féminin et du coup maternel alors que en regardant ma fille jouer avec j’ai plutôt l’impression que ce qu’elle retrouve dans ce comportement c’est elle-même tout simplement puisqu’elle est la seule à mettre des couches, à boire un biberon ou à aller sur le pot… Elle n’a pas vu de maman faire ça avec un bébé mais juste ses deux parents qui s’occupent d’elle d’une façon qu’elle reproduit. Par contre les garçons de ma copine sont gardés depuis leurs 3 mois, avec une fille et je me disais que s’ils ne jouent pas à la poupée, c’est peut-être parce qu’on leur à DIT qu’un garçon ne jouait pas à la poupée.

D’ailleurs la grande à demandé un poupon pour noël, plus grand que celui de sa sœur, ce qui me fait avancer 2 hypothèses : d’abord elle aime faire comme sa petite sœur et a voulu l’imiter. Ensuite l’arrivée imminente d’une 2ème petite sœur a pu aussi l’influencer. Et comme prévu, elle l’a eu à noël, a joué 2 jours avec et il gît depuis abandonné dans un coin…

Voilà, voilà, j’espère que ce petit article vous fera un peu réagir, de mon côté je trouve que ça fait un peu sexisme ordinaire ce genre de réflexion et surtout que c’est justement le genre de comportement qu’on reproduit avec ses enfants sans s’en rendre compte…

 

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