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L’ours qui jouait du piano de David Litchfield

5 Juin

ourspianoL’ours qui jouait du piano

David Litchfield

Editions Belin

Un ours trouve un piano au cœur de la forêt et apprivoise l’instrument petit à petit jusqu’à ce qu’il devienne virtuose et joue chaque jour pour tous les animaux de la forêt. Un jour 2 randonneurs le découvrent et lui proposent de venir en ville pour être une star.

Alors, voilà les articles plus difficile à faire (je pensais même en avoir déjà une grande partie en brouillon mais en fait pas du tout) : ceux sur les livres qu’on n’a pas apprécié mais pour lesquels on s’est engagé à faire une critique (car en général, je parle plutôt des livres que j’aime, l’envie de parler de ceux que je n’aime pas étant rarement là).

Donc on a une histoire assez classique : l’ours qui apprend le piano tout seul mais avec le soutien muet de ses amis, part vers la célébrité et finalement n’y trouve pas les avantages de l’amitié avant de revenir chez lui. J’ai trouvé que la trame était attendue mais finalement quand j’ai dû réfléchir un peu plus pour savoir pourquoi je ne suis pas rentrée dans cette histoire, je pense que c’est dû en partie à l’absence de caractérisation des personnages secondaires. Cet ours n’a finalement aucunes relations avec ses amis de la forêt, comment imaginer qu’ils lui manque?

C’est dommage car les dessins sont assez beaux et j’aime surtout la façon dont la nature est représentée. C’est un premier album, peut-être le prochain sera plus solide au niveau de l’histoire!

 

Le croque Lapin de Rémi Courgeon

3 Mar
croque lapinLe Croque lapin
Auteur : Rémi Courgeon
Editeur : Belin jeunesse
« Si tu n’es pas sage, le Croque Lapin viendra te dévorer ! »
Mais qui est donc ce mystérieux Croque Lapin qui terrorise les enfants lapins depuis des générations ? Terré dans sa petite boîte d’allumettes, il en sort quand il a faim pour dévorer une demi-douzaine ou une douzaine de lapins, c’est selon son appétit. Mais en fait, on ne l’a jamais vu. Sauf Trévor, un ours de deux mètres zéro neuf, qui le conserve bien précieusement au fond de sa poche… (résumé éditeur)
Sur le thème du monstre-qui-viendra-te-manger-si-tu-n’es-pas-sage, voici une variation pour les lapins : le croque lapin!
Une histoire pour se faire peur donc qui est bien menée et surtout qui nous fait jubiler avec ses illustrations.
je vous présente Trévor, le mystérieux ours qui possède le croque lapin dans une boîte d’allumettes au fond de sa poche…
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Vous comprenez mieux maintenant pourquoi il est difficile à cerner? Je trouve que cette image, la première, celle qui donc nous le présente, est vraiment très réussie et en dis beaucoup sur le caractère mystérieux de cet ours! Il sera toujours représenté comme ça, avec un air nonchalant mais quand même sévère!
Les lapins sont eux beaucoup plus dissipés, on sent que cette petite boite d’allumettes les met dans tous leurs états!!

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Cette page (et une autre du même genre vers la fin) est la préférée des filles! Il n’y a qu’à les voir toutes le deux en train de s’exclamer « les lapins! les lapins! les lapins! » en se marrant pour voir qu’elles sont bien dedans!

Car en plus, ce que j’aime c’est que l’album fonctionne bien avec les deux (6 et 2 ans donc) alors que je l’ai pris à la base pour la grande. Mais pendant qu’on racontait la petite s’est approchée et depuis elle le réclame même comme histoire pour elle.

Un sans faute donc, et gare au Croque lapin… à moins que Trévor n’ai aussi la solution?😉

D’autres avis chez Nahe et chez Clarabel

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Tête à tête avec mon chat d’Isabelle Simler

14 Fév

teteatetechatTête à tête avec mon chat

Isabelle Simler

Éditions courtes et longues

C’est arrivé comme ça. Un beau matin, l’enfant est devenu chat. Et désormais comme son chat, il s’endort en boule, s’amuse avec des coccinelles, fuit un gros chien, grimpe aux arbres. Jusqu’à ce que.. (résumé éditeur)

Qui ne s’est jamais demandé ce que faisait le chat pendant la journée quand nous ne sommes pas là? Et qui est mieux placé que l’enfant, complice éternel du chat, pour découvrir la réponse?

Un jour, au lieu d’aller à l’école, l’enfant de cet album se retrouve dans la tête de son chat (et inversement!) et va vivre sa journée, découvrant de quoi est faite sa vie et regardant d’un œil nouveau les animaux et les gens de passage.

Cet album très joli et poétique était donc parfait pour le challenge je lis aussi des albums qui avait pour thème les chats pour le mois de janvier. Et oui, je me rattrape, je suis sure que vu les circonstances on me pardonnera mon retard!!

 

 
logo challenge albums 2015

Anya et Tigre blanc de François Roca et Fred Bernard

24 Jan

anyaAnya et Tigre blanc

Auteur : Fred Bernard

Illustrateur :  François Roca

Éditeur : Albin Michel jeunesse

Au pays du Grand Blanc il y a 4 saisons :

« Celle de la neige au-dessus des bottes.

Celle de la neige à la taille, quand les humains marchaient en raquettes.

Celle de la neige par-dessus la tête, quand les humains se déplaçaient dans des tranchées.

Celle de la neige par-dessus la tête, quand les humains progressaient dans des tunnels »

Du coup dans un pays si accueillant, forcément quand en plus les enfants se mettent à disparaître, ça devient tendu!

Heureusement, Anya la forte tête va prendre le taureau par les cornes et réussir là où personne ne pensait y arriver, elle va retrouver ces enfants (tous du même âge qu’elle) et découvrir pourquoi ils avaient disparus (bon elle va se faire enlever elle aussi, ça l’aide pour le pourquoi!)

Un nouvel album de Fred Bernard et François Roca est toujours un plaisir et ne suscite pas beaucoup d’hésitation à l’achat, surtout quand les illustrations sont aussi somptueuses (et merci le grand format qui les met en valeur), même en étant dans les tons froids qui correspondent justement à ce pays glacé et inhospitalier.

l’éditeur le donne à partir de 8 ans, je dirais pour ma part que je lai acheté pour des ados (11/12 ans) que ma fille l’a lu entre temps (enfin, se l’est fait lire, elle a accroché tout de suite avec la couverture, ce qui n’était pas le cas par exemple d’Aucassin et Nicolette), l’a demandé pour noël et l’a choisi comme cadeau pour sa cousine. On peut donc dire que niveau achat de ce titre, j’ai fait mon boulot!🙂 Ce qui nous donne ici un livre à partir de au moins 5 ans et demi…

 

 

Vous parler de ça de Laurie Halse Anderson

22 Jan

vousparlerVous parler de ça

Auteur : Laurie Halse Anderson

Éditeur : La belle colère

Melinda Sordino ne trouve plus les mots. Ou plus exactement, ils s’étranglent avant d’atteindre ses lèvres. Sa gorge se visse dans l’étau d’un secret et il ne lui reste que ces pages pour vous parler de ça. Se coupant du monde, elle se voit repoussée progressivement par les élèves, les professeurs, ses amis, et même ses parents. Elle fait l’expérience intime de la plus grande des injustices : devenir un paria parce que ceux dont elle aurait tant besoin pensent que le mal-être, c’est trop compliqué, contagieux, pas fun. Melinda va livrer une longue et courageuse bataille, contre la peur, le rejet, contre elle-même et le monstre qui rôde dans les couloirs du lycée. (résumé éditeur)

Ce roman est une découverte pour moi et pourtant, ça n’était pas gagné d’avance… Déjà, si  je n’avais pas lu un article dans une revue spécialisée j’ai l’impression que je n’en aurais jamais eu connaissance. Et pourtant il semblerait que ce livre ai eu un certain succès, d’après l’article d’abord et ensuite j’ai vu sur Babelio qu’il avait 137 lecteurs et 28 critiques alors que pour les albums que j’ai chroniqué récemment, on était plutôt à 3 critiques et 10 lecteurs (Pour Yazuke de Frédéric Marais par exemple alors que sa chronique est beaucoup lue sur mon blog). De plus il est chaudement (un peu trop peut-être?) recommandé par John Green, auteur à succès qu’on ne présente plus chez les ados…

Mais surtout, ce qui m’aurait découragé en premier si j’avais eu ce livre entre les mains sans le moindre accompagnement, c’est la couverture… Alors qu’on s’entende bien, je ne suis pas le public cible, j’en suis bien consciente et il semblerait qu’elle fasse son boulot cette couverture, c’est à dire appâter la lectrice ado/ jeune adulte qui cherche euh… Je ne sais pas exactement mais qui trouve sûrement son compte dans cette histoire qui est au final intéressante, bien écrite et traite d’un sujet sensible, le viol, la parole de la femme (« tu n’as pas dit non ») et la violence de vivre tout cela avec beaucoup de tact et, il me semble, de justesse.

Suite à une fête qui a mal tourné, elle a appelé la police, Melinda devient la paria de son nouveau lycée sans que personne ne cherche à comprendre pourquoi elle l’a fait. Et surtout son ancienne meilleure amie. Elle se renferme sur elle-même de jours en jour en jour et cette année scolaire se transforme en cauchemar jusqu’à ce qu’elle trouve la force de s’en sortir.

C’est vraiment un très bon roman qui est à mettre entre toutes les mains adolescentes, tant au niveau de son écriture que de son sujet très bien traité, sans que ça ne fasse dissertation sur un sujet attendu dans le roman pour ado.

A découvrir, les éditions La belle colère que je découvre par ce titre et qui a l’air de publier peu mais bien!