Archive | mai, 2013

Instinct 1 de Vincent Villeminot

26 Mai

9782092023143FSTim ne garde qu’un souvenir troublant de l’accident. Quand il a repris conscience, il était une bête féroce, avide de chasse et de sang. A-t-il rêvé ? Ce n’est pas l’avis du professeur McIntyre, psychiatre singulier, qui l’emmène dans son institut de recherche où vivent d’autres initiés, tous sujets à des métamorphoses animales. C’est là que Tim rencontre Shariff et surtout Flora, une jeune fille séduisante et insaisissable… (résumé éditeur)

Je ne résiste pas au plaisir de vous rajouter l’avis qui figure juste en dessous, signé par Stéphan de Pasquale et estampillé coup de cœur jeunesse de RTL : « J’ai découvert et dévoré en 6 heures le premier thriller pour jeunes adultes. INSTINCT c’est Danse avec les loups…garous. Effrayant, captivant, haletant, unique. Un choc dont je ne me suis pas encore remis. »

Non seulement j’adore le « premier thriller pour jeunes adultes », le gars a eu une idée de génie, il ne faut pas le priver de ses félicitations. Un thriller pour jeunes adultes, heureusement qu’il y a pensé, personne ne l’avait fait avant lui, je suis totalement admirative. Mais en plus j’aime beaucoup que Nathan (oui je viens de découvrir que l’éditeur de ce livre était Nathan dis donc, j’avais même pas percuté) utilise cette assertion à des fins publicitaires…

 

Donc ce journaliste à eu un choc, espérons qu’à l’heure qu’il est il a fini par se remettre, certainement parce qu’il n’avait jamais lu de livre pour jeunes adultes, je ne vois que ça.

Il est vrai que ce livre est captivant et se lit d’une traite mais je ne peux pas dire qu’il m’en reste grand chose après sa lecture, et probablement pas l’envie de lire la suite, j’ai tellement de bons livres à lire (enfin, surement, après tout je ne les ai pas encore lus!!)

 

Et c’est là que je dois vous faire une confidence sur les dessous du blog et comment j’écris mes articles. C’est fou comme au fur et à mesure de sa rédaction, un article peut changer de tournure… au début j’étais partie pour le faire court, cette lecture datant de deux semaines et demie et ne m’ayant pas laissé plus de souvenir que ça. Mais en reprenant le livre il me revient que j’avais noté (mentalement bien sûr, du coup il faut que je retrouve où c’est!!) des citations à partager avec vous et du coup le livre en mains, pleins de choses me reviennent, des choses plutôt négatives que j’avais complètement oublié. Et du coup cet article est en train de tourner de plus en plus vers le négatif alors que j’avais seulement prévu de vous faire un petit article bof… Et par la même occasion, je pensais que j’allais le faire vite fait et non!!

 

Donc j’ai cherché mes deux citations (à des fins de dénigrement, il va sans dire:) ) et là je suis tombée sur une autre qui m’a rappelé un point assez étrange de ce livre. J’ai eu avec Tiphanya un débat très instructif sur la langue dans laquelle sont écrits les livres et les conséquences que ça peut avoir sur le récit lui-même, question à laquelle je n’avais absolument jamais pensé. Ce livre commence aux Etats-Unis avec une famille américaine. Il se poursuit assez vite en France avec un héros principal qui parle très bien français et pour cause, sa mère était française. J’ai pensé au début avoir affaire à un roman américain. Et puis indices après indice, cette localisation française, le fait qu’il parle français et qu’il y ai une explication,ça m’a paru bizarre et j’ai vérifié, surtout après avoir lu ça dans le livre« Véronique, aussi chaleureuse que la veille, lui fit en arrivant une bise qui lui paru toute spontanée. L’Europe, la France, son charme… » et trouvé que ça faisait vraiment très cliché. A partir de là je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi l’auteur essaye de nous faire croire dès le début que c’est américain? Parce qu’ils écrivent de bons thrillers pour jeunes adultes? Non, l’auteur vient d’inventer le genre (bon ok, je suis injuste, c’est le journaliste qui dit ça!! L’auteur lui semble bien plus conscient de ce qu’il est train de faire et doit avoir avoir quelques références!!)

 

Mais ce qui me gène plus, et ce dont je me suis souvenu pendant ma rédaction, me lançant à la recherche de ces citations, c’est ça : « Il semblait s’amuser, trouvant sans doute naturel de commander, moins qu’elle le fasse, elle. Un peu macho, le Coureur des bois. »

Bon jusque là pas de quoi fouetter un chat me direz-vous, juste une dénonciation un peu maladroite du machisme, l’intention est plutôt bonne. Oui mais ça c’est si je n’avais pas lu ça plus tôt dans le roman :

« Un clin d’œil, mais convenu, sans humour. La jeune fille et la jeune femme ne s’appréciaient guère. Pour ces raisons mystérieuses et tacites qui veulent qu’une jolie blonde sportive, lumineuse, montagnarde, et une jolie brune, de huit ans sa cadette et sombre, casanière, fondue d’ordis, se pensent tout de même en concurrence quand elles sont dans la même pièce, malgré l’écart d’âge, d’intérêt, d’amitiés. »

 

Et ça vous je sais pas mais moi ça me laisse sans voix.

Nosferas de Ulrike Schweikert

19 Mai

9782226208637FSAu XIXème siècle, les vampires vont mal : les différents clans se détestent et la consanguinité fait qu’il y a de moins ne moins de naissances. Pour passer au-delà des inimités et faire en sorte que la jeune génération de vampire grandisse dans une meilleure entente, les chefs de clans décident de les réunir pendant plusieurs années, au sein d’un clan -et d’un pays- différent chaque année afin que chaque clan leur enseigne ses savoirs.

Ce tome raconte la première année qui se déroule à Rome, entre cours de résistance à la puissance religieuse et traques de chasseurs de vampires, bien décidés à les éradiquer.

A côté de ça, des amitiés vont se lier, des inimités rester tenaces et bien des mystères vont entourer nos jeunes vampires. Un roman qui se veut plutôt classique dans sa forme avec un vampire plutôt romantique (il est d’ailleurs question de Lord Byron, et de Mary Shelley) et une intrigue assez complexe qui continuera dans le 2ème tome, en Irlande cette fois, où on espère bien avoir plus de précisions sur certains comportements étrange d’Ivy-Màire, jeune vampire irlandaise.

J’ai eu un peu de mal à rentrer dans ce roman, que j’ai lu après le tome 1 de Instinct (j’espère vous en parler bientôt) mais que j’ai préféré au final. En effet l’intrigue est plus complexe, je n’ai pas fini ce livre en un jour (oui, oui j’étais en vacances, le fait d’être loin d’internet est très bon pour mes activités livresques:)) et j’ai plutôt envie de connaitre la suite, ce qui n’est pas forcément le cas d’instinct alors que je l’ai dévoré!

Sinon vous pourrez apprécier dans ce livre le portrait des jeunes vampires français qui vivent comme des rats dans les souterrains sont terriblement sales et à qui le manque d’hygiène fait carrément perdre des dents! Espérons que cela correspond à une vision des français au 19ème siècle et non pas aujourd’hui!!!

Le voyage de Mosca par Frances Hardinge

17 Mai

9782070574858FS« Après avoir mis le feu à un moulin, Mosca la jeune orpheline s’enfuit en compagnie de son oie Sarrasin pour suivre Eponyme Clent, escroc poète et beau parleur. Ils se rendent à Mandelion, la ville d’où son père le célèbre écrivain Plumedoy avait autrefois été banni. A leur arrivée, ils découvrent que les guildes d’artisans se livrent une lutte sans merci. La jeune aventurière ne tarde pas à mettre au jour un terrible complot… » (résumé éditeur)

Autant vous prévenir tout de suite, on n’est pas loin du coup de cœur! Mais par contre quelle couverture… Ce n’est pas qu’elle soit laide mais elle est en inadéquation totale avec la teneur du roman. Pour dire, c’est elle qui a fait que j’ai repoussé sans cesse sa lecture malgré les avis coup de cœur qui l’avaient fait atterrir dans ma PAL il y a bientôt 4 ans. On dirait que l’héroïne est une espèce de bécassine avec son oie et son petit foulard alors que vraiment pas du tout. Quand j’ai commencé ce livre j’ai un peu pensé à l’Apprenti assassin même si on s’en éloigne très vite.

 

Mosca est une héroïne attachante, qui n’est pourtant pas forcément agréable au premier abord mais qui a une sacré volonté de s’en sortir. Car si elle met accidentellement le feu au moulin c’est parce qu’elle cherche à fuir son petit village étriqué et l’oncle et la tante qui l’ont recueillie à la mort de son père, plus par obligation que par affection pour elle.

 

Eponyme Clent, accusé d’escroquerie et cloué au pilori lui semble être la meilleure façon de s’enfuir pour elle qui n’est jamais sortie de son village. Mais leurs relations sont loin d’être sereines ou basées sur la confiance!

 

Et le monde dans lequel les fait évoluer l’auteur est très réussi, en gros tout le monde se bat pour le pouvoir mais Mosca va devoir par elle-même apprendre à se faire son opinion sur chacun des protagonistes et sur ce qu’elle juge juste de faire ou pas. Elle va d’ailleurs sacrément semer la pagaille avant de comprendre de quoi il en retourne!!

 

Les personnages secondaires sont aussi bien campés et l’intrigue avance de façon qu’on est toujours surpris par leurs actions.

 

L’amour de Mosca pour les livres et les écrits est repris en écho par les titres de chapitre qui tiennent en un mot commençant par une lettre de l’alphabet, dans l’ordre évidement…

 

Il faut donc oublier cette couverture qui ne reflète absolument rien et se jeter sur ce roman les yeux fermé (mais il sera préférable de les ouvrir au moment de la lecture!), pour des ados ou des adultes.

 

 

Fail…

17 Mai

Il semblerait que ma volonté de vous proposer plus d’articles en ce « joli » mois de mai ai lamentablement échoué (mai spas autant que le printemps à arriver finalement…) Mais je vais quand même vous présenter un coup de coeur ce soir alors j’espère qu’il vous plaira aussi!

Je me suis aussi enfin décidée à lancer un swap que je voulais faire depuis bien longtemps, autour des légendes arthuriennes. On a le temps d’en parler plus, il se déroulera à partir de septembre. Mais si vous êtes déjà partants, n’hésitez pas à aller faire un tour sur le forum de livraddict où vous pouvez déjà vous inscrire! Sinon je vous le proposerais bientôt sur le blog.

Scott Pilgrim Precious little T. 1 de Bryan Lee O’Malley chez Milady

10 Mai

9782811203238FSLa vie de Scott Pilgrim est géniale. II a vingt-trois ans, il joue dans un groupe de rock, il est « entre deux boulots », et il sort avec une mignonne petite lycéenne. Tout est fabuleux jusqu’au moment où une livreuse en rollers nommée Ramona Flowers, sérieusement atomique et dangereusement trendy, commence à traverser ses rêves et à le croiser à des fêtes. Mais le chemin qui mène à Mlle Flowers n’est pas couvert de pétales de roses. Ses sept ex-petits amis maléfiques barrent la route du véritable bonheur de Scott. Pourra-t-il vaincre les méchants et gagner le coeur de cette fille sans chambouler intégralement sa précieuse petite vie? (résumé éditeur)

Attention, là on est dans une bande dessinée plutôt ovni! D’abord c’est une bd canadienne publiée dans un format manga.

Ensuite on a l’impression d’être dans un univers ordinaire, Scott, sa vie de glandeur de 23 ans, sa passion pour la musique, ses amours et Paf d’un coup sans prévenir et sans rien nous expliquer, l’auteur place des élément pour le moins extraordinaire. Par exemple quand lors d’une de leurs premières rencontres Ramona parle d’autoroutes subspatiales, mais je préfère vous livrer ce dialogue commencé par Ramona!

« Non, non, c’est juste que tu vois, il se trouve que cette autoroute subspatiale hyper pratique passe par ta tête. On fait genre trois bornes en quinze secondes, et en passant par ta…

-Attends, heu… Quoi? Autoroute? Subspatiale?

-Ben ouais… Quoi? Huh?

-Tu… Tu parles comme une folle?

-On n’apprend pas ça dans les écoles canadiennes?

-Tu peux développer?

-C’est comme… se déplacer rapidement? Les autoroutes subspatiales?

-Comme dans super Mario 2?

-Hmmmmm…. Non. C’est franchement pas comme ça du tout.

-Oh… Ok.

-Vous devez pas connaître ça au Canada, c’est tout. Je me demandais pourquoi elles étaient toujours vides ici.

-Et donc, heu… T’es américaine, donc?

-Ouais? Pourquoi, j’ai l’air agressive, c’est ça? »

 

Et je ne parle pas de quand débarque le premier ex-petit ami et que Scott avec son groupe au grand complet se mettent immédiatement en formation de combat!

Je dois avouer qu’au premier abord j’ai été un peu déstabilisée par cette bd, d’abord parce que je n’avais pas lu le résumé ou alors il y a assez longtemps pour l’avoir complètement oublié et ensuite parce que le dessin. Oui, oui, le dessin… Je trouve que son côté super minimaliste fait carrément brouillon par moment et pour tout dire, j’ai eu du mal à reconnaître Scott d’une case à l’autre, ce qui est gênant pour un héros quand même… Surtout que ça laisse un certain flottement dans la lecture quand tout à coup on ne sait pas qui parle ou bien est en train de faire quelque chose.

 

Mais c’est quand même une bd que j’ai aimé découvrir, même si en la refermant mon premier commentaire a été « c’est n’importe quoi », en même temps, n’importe quoi c’est pas forcément négatif, ça peut aussi être très positif! Mais bon mon avis est réservé et il faudrait que je lise les 5 derniers tomes pour pouvoir le parfaire!

Le format aussi est déroutant car je m’attendais à un truc pour ados alors que ce n’est pas forcément le cas.