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Les gentlemen de l’étrange de Estelle Valls de Gomis

9 Jan

Dans le Londres du XIXe siècle, il se trame dans le brouillard des faits étranges et fantastiques.
Manfred, psychiatre et criminologue, accompagné de son ami Wolfgang, impulsif dandy mystérieux aux aptitudes encore plus mystérieuses, enquêtent et découvrent ce qui se cache sous le vernis apparemment lisse du réel. Des souterrains londoniens aux sombres dédales vénitiens en passant par les plaines glacées et sauvages d’Amérique du Nord, ils rencontreront des créatures aussi effrayantes que fascinantes et réaliseront que les mythes ne meurent jamais : ils se métamorphosent. (résumé éditeur)

Ce livre est composé de plusieurs chapitres qui sont en fait des nouvelles, chacune ayant été publié séparément mais le tout ayant été retravaillé ici pour faire un ensemble cohérent (du moins c’est ce que j’ai compris). Ce qui fait que chaque chapitre apporte une nouvelle aventure avec une fin mais certains éléments se retrouvent d’un chapitre à l’autre, par exemple une fois qu’il son croisé le mystérieux Ernest, souriceaux de 50 cm qui ne parle « que quand il le juge absolument nécessaire », celui-ci intègre la bande composée en outre de la gouvernante de Wolfgang, Wilhelmine, sorcière de son état.

Si les histoires sont plaisantes à lire (et en plus leur découpage par chapitre permet à la fois de savoir la fin et de dormir pas trop tard!!) j’ai trouvé dommage que finalement on n’en sache pas beaucoup plus sur les personnages. Dans le premier chapitre, Manfred taquine son ami à propos de sa gouvernante en lui suggérant de l’épouser et celui-ci lui répond ceci : « Lorsque nous auront résolu nos affaires courantes, Manfred, je vous instruirai de tout cela plus en détails. Vous n’allez pas en croire vos oreilles »

Et pourtant on devra apprendre par nous même ce que fait la mystérieuse gouvernante, qui ne paraît pas si terrible que son maître veut bien la décrire…

De même sur les premiers chapitres, Manfred s’inquiète de la cruauté grandissante dont semble faire usage son ami et se promet de le surveiller puis ensuite on n’en entend plus parler. Bref les personnages ne sont pas beaucoup développés et on attend une suite avec impatience pour en savoir plus (mais un roman cette fois, hein?)

En revanche le ton léger est tout à fait réjouissant, même si des fois j’ai trouvé un peu énervant la répétitions de certaines formules comme «  la petite bande de Belgravia » mais la publication en nouvelles séparées doit y être pour quelque chose… Et du coup je pense que je lirais bien son roman sur Lancelot…

Un dernier petit détail qui m’a surprise mais qui n’a rien à voir avec le livre : la présentation de la collection dans laquelle il est édité, À dé couvert : « La collection À DÉ COUVERT a pour vocation d’accueillir des œuvres liées de près ou de loin à la sphère rôlistique, qui mettent en scène des univers entrant en résonance avec ceux des jeux de rôle. Il s’agit de mettre en valeur l’influence de ce média sur les genres de l’imaginaire, et de la distiller au sein de la collection. » Il me semblait que c’était plutôt les jeux de rôles qui s’inspiraient de la littérature, mais j’ai peut-être mal compris la phrase?

Merci à Lhisbei qui me l’a offert lors du steamswap… (je note en passant que ce livre pourrait donc faire partie du Winter Time Travel, mais là, je me retiens, je ne sais pas pourquoi)