Où achetez-vous vos livres?

27 Jan

Je voulais faire depuis un moment déjà un petit billet sur les librairies…

Et puis , le flemme aidant, ce billet attendait toujours dans un coin de ma tête (et je ne vous parle même pas d’une série de billet que je voulais veut faire sur les BD que j’ai aimé et qui ont failli sortir de mon petit cerveau, encouragés qu’ils étaient par Enna, qui avait eu aussi l’idée, mais qui elle met ses idées à exécution… Mais passons, ça viendra surement un jour!)

Bref…

Les librairies…

Et le temps passant, j’ai trouvé aussi un billet sur le blog de Midola et ensuite carrément un appel chez
Lethee. Pour défendre la vraie littérature. Ce qui fait déjà débat, chez Julien au moins (et parions que ça risque de se répandre), pour savoir ce qu’est la vraie
littérature
. Je serais tentée de dire que si on ne sais pas ce qu’est la littérature, on a au moins une idée de ce qui n’en n’est pas. Et il n’y a rien de péjoratif là-dedans, ce n’est
pas parce que des gens lisent et prennent plaisir à lire ce que je n’estime pas être de la littérature que je les méprise. Moi-même je lis des fois, avec plaisir, des livres que je ne classerais
pas dans la littérature. Mais peut-être qu’on peut estimer que dès que c’est de la fiction c’est de la littérature… Et sûrement qu’il faut du recul, plusieurs dizaines d’années, pour savoir
quel livre et quel auteur deviendra un classique. Et peut-être que tout ça n’a rien à voir avec le chmilblik!

En effet, j’ai décidé d’adhérer à ce collectif pour la défense de la vraie littérature, par tant pour le côté commando : je n’ai d’ailleurs pas lu les livres dont il est question en ce moment et
je suis très peu rentrée littéraire ou autre chose de ce genre et ça me va très bien d’attendre dix ans avant de lire un livre, voire d’en entendre parler. Mais
le problème est effectivement de savoir si j’en entendrais parler dans dix ans si ce livre n’a pas sa chance aujourd’hui face à des produits commerciaux…


Pour moi, le cœur du problème est là : où achetez vous vos livres? Car je suis souvent choquée (oui je sais j’y vais un peu fort, mais je n’en suis pas loin) de voir sur les blogs de lecteurs,
donc des passionnés de livres (et pas forcément de littérature, hop, je contourne!) qui achètent massivement leurs livres à la Fnac ou sur d’autres sites de vente de livres en ligne. 


En effet, il me semble que le lecteur est le seul et unique soutient du libraire indépendant et que le libraire travaille pour le lecteur. Je suis donc étonnée que nous ne soyons pas plus à
revendiquer l’achat de livres chez des libraires qui font un vrai travail autour du livre et qui doivent lutter pour ne pas disparaître! J’ai déjà entendu des gens dire « oui mais il n’y a
pas tout en librairie » ou bien « j’ai regardé plusieurs fois et je n’ai jamais vu ce livre chez mon libraire » Comme s’il y avait tout à la Fnac…

Quand je veux un livre qui n’est pas chez mon libraire (forcément il ne peut pas tout avoir, c’est trop petit!) et bien, je commande. Et si je ne l’ai pas tout de suite, c’est pas grave car je ne
vais pas le lire dans la seconde! Il n’y a qu’a voir les PAL qui trainent sur les blog (virtuellement bien sûr) pour se convaincre que l’achat est rarement une urgence! Et d’ailleurs pour une
commande en ligne il y a aussi un délais.

Après je comprends évidemment que quand on habite loin d’une librairie, ça soit plus facile d’acheter en ligne.

Mais quand on voit les pressions que peuvent se permettre des distributeurs comme la Fnac, ça fait un peu froid dans le dos. (il y avait eu une affaire il y a quelques années, je n’arrive pas à
me rappeler à quel sujet, mais des gros éditeurs avaient protesté et la Fnac les avaient menacé de ne plus vendre leurs livres, je ne sais pas si quelqu’un se souviens?)

En plus, comme le dit si bien Midola, il existe des cartes de fidélité chez les libraires pour bénéficier des 5% de réduction. Réduction que la Fnac ne fait pas systématiquement en plus. J’en
parlais récemment avec une amie qui achète tout ses livres à la Fnac et qui ne savait même pas que cette réduction existait…

Bref, c’est cet aspect du collectif pour défendre la vraie littérature qui m’intéresse, même si je suis assez d’accord avec le commentaire de Palu-palu : « Vous avez tout mon soutien ( et vous avez aussi le lien vers ma tentative de blog en cliquant sur mon pseudo ), mais si je peux me permettre une
remarque tout ce qu’il y a de plus neutre, les concepts de « vraie littérature » ou « véritable littérature » sont assez flous. Vous pourriez vous nommer, avec plus de propriété dans les termes: le
« collectif pour la défense de la littérature discrète » ou même le « collectif pour le placement en tête de Gondole des petits auteurs prometteurs et inconnus » »

 


Alors si vous voulez défendre la diversité (concept à la mode) des livres, défendez les libraires indépendants petits ou
grands!

 

Ps : Et bien sûr je tiens la même position pour les cinémas municipaux, souvent arts et essais, contre les multiplex de tout poil. Quand on sait qu’UGC porte plainte contre le cinéma
municipal de Montreuil pour concurrence déloyale, il y a de quoi rêver!! Et pour mon plus grand malheur, j’habite à moins de deux minutes à pied d’un cinéma UGC et 5 minutes d’une fnac dans une
ville où il n’y a ni cinéma municipal, ni librairie…


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22 Réponses to “Où achetez-vous vos livres?”

  1. Jules 27 janvier 2009 à 03:23 #

    C’est un débat très actif même au Québec!!! Je dirais qu’il faut savoir faire la part des choses… L’important, c’est aussi encourager l’auteur qui a écrit le livre!! Déjà que je n’emprunte pratiquement pas de livres à la bibliothèque parce que j’aime posséder le livre en tant qu’objet et que ça n’encourage pas autant l’auteur d’emprunter, je me dis que sur la quantité que j’achète, j’ai le droit de bénéficier des rabais des librairies commerciales de temps en temps! J’achète chez les indépendants à prix égal et j’essaie de les encourager le plus souvent. Mais, je dois aussi penser à ma bourse qui ne rechigne pas devant les petits rabais offerts! C’est donc une question de priorité. Pour moi c’est d’abord acheter avant d’emprunter et faire l’équilibre entre les boutiques en ligne, les indépendants et les librairies commerciales quand tout est accessible autour de chez moi. Ensuite, c’est la relation qu’on développe avec son libraire qui nous fait penser à deux fois avant de lui tourner le dos!! :o)

  2. Julien 27 janvier 2009 à 03:39 #

    J’ai la chance de pouvoir acheter mes livres chez mon libraire préféré (une « grosse » librairie indépendante de mon département) et ne mets jamais les pieds dans la FNAC du coin où de toute manière l’ambiance ressemble à un site internet : aucun vendeur n’est jamais disponible, tant cet endroit ne désemplit pas !

    Que penses-tu du fait que le fait de faire des blogs de lectures gratuitement et souvent de qualité est en train de mettre à mal le métier de critique ? Je plaisante bien sûr !! Je n’évoque pas la vraie critique…

    Pour apporter un peu des arguments du côté des défenseurs de la « vraie littérature », voici un petit lien sur la crainte des éditeurs vis-à-vis la FNAC :
    http://www.arenes.fr/spip.php?article675

    En revanche, sous Google (tiens, un autre monopole), aucun résultat pour FNAC avec les termes « condamnée » ou « procès »… Juste suspectée de vendre des DVD Pirates (bouh, les vilains, alors que leur gentil patron lutte contre la piraterie sur internet) ou de pratiquer des frais de port gratuits pour ses expéditions de livres sur son site internet (comme les méchants Amazon et Alapage).

    Très franchement, s’il y a un boycott de la FNAC, vous pouvez compter sur moi, j’ai toujours été méfiant vis-à-vis des agitateurs !

  3. Ys 28 janvier 2009 à 09:11 #

    Si tu habites à Coucougnettes-les-Oies, au moins, tu n’as pas de dilemme entre le libraire et la Fnac : y’a rien ! Merci Amazon !

  4. Isil 28 janvier 2009 à 09:13 #

    J’ai longtemps acheté à la Fnac parce que la librairie de ma ville est toujours fermée quand je peux m’y rendre et elle ne fait pas d’effort. En fait, le problème c’est que parfois, les vendeurs de la Fnac sont plus compétents que certains libraires (ceux qui font presse/libraire ne lisent pas forcément), ce qui est un comble. Mais maintenant j’ai trouvé une librairie qui me correspond bien et je n’achète plus que chez elle (et elle fait la réduction à 5%). Le problème c’est qu’elle est à plus d’une heure de chez moi.
    Je me sers d’internet pour commander des livres d’occasion introuvables.

  5. Akä 28 janvier 2009 à 00:32 #

    Merci pour ton billet d’humeur, je partage tes vues! A la petite librairie indépendante où je travaille le samedi, je reconnais les clients qui n’ont pas cette réflexion sur le petit commerce à leur évitement des libraires. Ils n’osent pas demander de conseil et se sentent empiétés lorsqu’on leur propose nos services. Les gens habitués ou engagés dans un achat « solidaire » nous regardent avec bienveillance et s’adressent à nous facilement, pour savoir ce qu’on a pensé de tel titre, si on a lu tel autre, et nous font partager leurs propres avis, c’est très riche. Nous proposons de commander les ouvrages dont nous ne disposons pas, mais savons que nous vivons dans une société du « tout tout de suite » et conseillons alors d’autres librairies indépendantes de la ville (grande, cela aide). Ma patronne et mes deux collègues aimeraient qu’à l’instar des collègues de Grenoble, les libraires cessent de se regarder comme des concurrents et mettent en commun leurs ressources, leurs bases de données, leur stock. Un vrai réseau de résistance…

    Par ce que notre cher gouvernement parle en coulisses de déréguler le prix du livre. Et déjà aujourd’hui, les grandes enseignes sont favorisées dans la négociation des remises, alors une dérégulation… mes collègues ont traversé une véritable dépression professionnelle au lendemain des élections: notre fin est proche, voilà ce qui les hantait.

    Je ne m’étends pas sur les problèmes rencontrés avec les éditeurs, qui font ce qu’on appelle de l’office sauvage, en envoyant des livres non commandés au représentant, parce qu’ils ne conviennent pas au public de lecteurs de la librairie. Les frais d’envoi et de retour sont à la charge des libraires; on constate une augmentation radicale de ces pratiques, ainsi que des « oublis » qui font grignoter les remises négociées avec les mêmes représentants. Une belle remise de 39 pour cent (le grand maximum et il faut batailler dur), obtenue pour une grande opération, tombe à 35 comme par magie lorsque les livres arrivent en rayon. Sans compter que les livres commandés sont hors négociation. Il n’est pas rare de les voir arriver avec une remise si faible qu’elle ne couvre pas les frais d’expédition. Pourtant, on continue de proposer aux clients de commander, pour ne pas les voir retourner chez ces grandes chaînes…

    Désolée d’avoir écrit si longuement, ce sujet me tient à coeur, et j’avais envie d’apporter un peu d’eau à ton moulin…

  6. Géraldine 28 janvier 2009 à 01:21 #

    J’avoue, j’ai pêché par omission et méconnaissance… J’ai été très Fnac… Et les dernière fois quej’y suis allée, j’ai resenti un malaise. Alors que je pense dorévant me diriger vers des libraires de quartiers. Ce qui veut dire à partir de l’année prochaine car j’ai pris la grande décision de ne pas acheter de livre en 2009, étant jury pour livres de poche, je vais en recevoir 23 + ma PAL + le fait que je vais au salon du livre et que je vais forcément craquer + ceux qu’on me prête. Bref, on est fin janvier, j’affiche complet pour l’année !!!

  7. Dominique 28 janvier 2009 à 01:37 #

    Là où j’habite il y a quelques marchands de journaux mais pas de vrais libraires. Lorsque j’ai voulu commander un roman de Yoko Ogawa à mon  » libraire », il m’a regardé les yeux ronds devant cet étrange patronyme  » vous êtes sûre que c’est ce nom là ? Cette personne existe-t-elle vraiment? ».
    Comme je ne conduis pas, je ne puis fréquenter aucune vraie librairie.
    A paris, il en existe certes,assez loin des métros, mais là j’ai un autre problème : je n’achète jamais un livre sans le feuilleter pour savoir à quoi ressemble l’écriture, de quoi est fait le livre. Je lis de brillantes critiques tant sur la presse que dans les blogs: elles apportent des informations sur le livre, et si elles sont bien faites, c’est un moment de plaisir de les lire.
    Mais cela reste subjectif. Sauf si j’ai pu lire des extraits conséquents du livre en question…

    En librairie, si c’est une petite librairie, il est impossible de feuilleter sérieusement un livre sans l’acheter ensuite!

    Donc je vais à la Fnac,tout près du métro, je m’installe à la cafétéria avec les livres que je pourrais éventuellement acheter, et je les parcours… je vous assure que sur dix livres sélectionnés, je n’en retiens jamais plus de trois. Ces achats étant décidés, je voudrais bien les commander à un vrai libraire, mais il n’y en a pas à proximité. Je cède donc à la facilité.

    J’achète aussi pas mal chez Gibert. Dans ce magasin, vous pouvez demander un livre à un vendeur (souvent il le trouve) et le feuilleter sans obligation d’achat.
    Reste ces livres dont on a une envie folle, que l’on ne trouve nulle part et qu’il faut bien commander tout de même. Pour ces derniers, ce serait bien d’avoir des contacts avec un vrai libraire. Pour le plaisir du contact aussi, d’ailleurs…

  8. Midola 28 janvier 2009 à 03:00 #

    Merci Loula pour ce billet qui fait écho au mien (d’ailleurs merci beaucoup pour le lien !). Je sais que lorsque j’étais en IUT métier du livre, les profs (qui sont des enseignants ou des professionnels du livres) ont vraiment tout fait pour nous sensibiliser au problème des grandes surfaces spécialisées (FNAC, Virgin…). Leur crainte étant vraiment de finir avec des supermarché ne vendant que les best sellers, soutenus par des géants économiques (ce qui se passe un peu aux Etats-Unis). Le grand problème, c’est que de plus en plus de libraires indépendants sont obligés de mettre la clef sous la porte. Du coup, tout le monde est obligé de se tourner vers les FNAC ou sites de vente en ligne.
    Pour ceux qui ne peuvent pas faire autrement, je leur conseillerais alors d’aller faire un tour sur le site de la librairie virtuelle : bibliosurf. La personne qui tient cette libraire « new generation » fait un véritable travail de libraire et livre ses livres dans les 10 jours. Mais faisons tout pour sauver nos petites librairies !!!

  9. katell 28 janvier 2009 à 03:53 #

    Je viens d’adhérer au collectif car l’uniformisation culturelle chaque jour grandissante est absolument insupportable et diablement dangereuse! On supporte déjà la malbouffe, le mal-être, faudrait-il en plus se coltiner le mal-lire??!!!
    Ce n’est pas parce qu’on fait croire que lire Musso ou Levy ou autre c’est être de plein pied dans la littérature que c’est vrai! Ce n’est pas parce que leurs romans sont en tête de gondole que ce sont des écrivains dignes de ce nom. Du coup, le rouleau compresseur médiatique passe à la trappe des romans dignes d’intérêt qui rament pour être un minimum lus!
    Je suis certaine que si le marketing mettait autant d’énergie à promouvoir la vraie littérature que cette soupe horripilante, les gens ne diraient plus de la littérature qu’elle est snob, guindée, élitiste et difficile d’accès! Les gens iraient avec plaisir vers des romans, des recueils de poésie l’eau à la bouche et le sourire aux lèvres.
    Hélas, le diktat actuel du moindre est encore trop influent….mais l’espoir demeure!

  10. Miss Alfie 28 janvier 2009 à 05:41 #

    Je l’avoue, même si je crains de me faire lyncher, j’ai toujours acheté à la Fnac mes bouquins… Soit en boutique, soit sur internet… Pourquoi ? Tout d’abord, la facilité, je l’avoue : pouvoir trouver dans un même endroit des conseils pour mon APN, des CD et des bouquins, ça me convient.
    Ensuite, pour la disponibilité des vendeurs. Et oui, aussi étrange que cela puisse paraitre, dans la FNAC que je fréquentais jusqu’à présent, j’ai toujours eu à faire à des vendeurs connaissant les romans présentés, disponibles et de bons conseils… A l’inverse, une ou deux expériences dans des librairies où les vendeurs semblaient ennuyés de mes questions m’ont rebuté… Et pourtant, je pense m’y connaître un brin côté bouquins… Alors quelqu’un qui ne lit pas beaucoup et est reçu de la sorte, je vous laisse imaginer le contenu de son sac à la sortie… Vide !
    En tout cas, aujourd’hui, j’ai déménagé dans une ville sans grande enseigne. J’envisage donc de passer par la case « librairie »…! Après, pour ma part, c’est plus une question d’habitude…

    Ceci dit, ton billet m’amène à réfléchir, et mes habitudes de consommation vont peut-être évoluer !!!

  11. Tiphanya 28 janvier 2009 à 00:35 #

    Lorsque je suis arrivée sur la région Parisienne il y a 4 ans j’allais tout le temps à la fnac. Puis la fnac a cessé de proposer 5% de réduction à tout le monde, ce n’était plus que pour les achats sur le net et les cartes fidélité. Du coup j’ai voulu m’habituer à la librairie de ma ville. Mais je suis habituée au choix. Alors quand je veux un titre précis et que j’ai le temps je vais voir chez eux. Mais les propos d’Akä me font douter du bon sens de ma démarche. Mais depuis que je n’achète plus à la fnac, ma consommation en romans à baisser.

    Par contre j’ai la chance d’avoir une librairie spécialisée manga/bd/science-fiction et une autre spécialisée jeunesse et là j’en profite.
    Et comme en ce moment je dois faire attention je mise sur les livres d’occasion et Boulinier.

    Mais cette démarche ne doit pas toucher que les livres. Dans cette même ville de 10 000 habitants et 4 librairies, le disquaire a fermé ! Il n’y a qu’un seul boucher et rien d’autres que le marché pour acheter des produits frais…
    Mes moyens me le permettent plus vraiment en ce moment, mais mon choix de favoriser les commerces de proximité est général.

    Merci de ce débat intéressant.

  12. loula 28 janvier 2009 à 01:32 #

    Bon j’aimerais bien répondre à ces commentaires, mais j’ai un petit problème d’administration : ça fait plusieurs fois que je rédige des réponse et elles disparaissent quand je valide… Donc j’abandonne pour ce soir en espérant que ça aille mieux bientôt!!

  13. Akä 29 janvier 2009 à 09:50 #

    Ce débat est vraiment intéressant, merci Loula! L’orientation vers la fnac me semble plausiblement dûe à un cas où le livre commandé aurait coûté plus que son prix de vente en frais d’expédition… Parce que, en tout cas à Lyon, la Fnac et les librairies indépendantes passent par les mêmes plateformes de distribution, donc sensiblement les mêmes délais. Ce n’est qu’une hypothèse!

    Pour ce qui est des incompatibilités de caractère, j’ai une librairie à deux pâtés de maison mais j’ai toujours préféré celle où je travaille maintenant, pour la disponibilité et le conseil…

    Dernière chose, la patronne, lors de mon entretien d’embauche, prenait l’exemple du Da vinci code, qu’elle a très bien vendu (comme partout). Elle disait en substance que ça se vend, alors il ne faut pas faire la fine bouche, même si on aurait préféré consacrer une plus grande partie de rayon à des romans qui en valent vraiment la peine, c’est une question de survie. Elle avait l’air à la fois triste et très batailleuse en disant cela.

  14. Midola 29 janvier 2009 à 03:18 #

    La librairie reste un commerce et il faut bien entendu des ventes faciles pour assurer un minimum de bénéfices. C’est la condition sine qua non pour se permettre de proposer des livres plus difficiles à vendre, parce qu’inconnus du lecteur lambda.

  15. loula 31 janvier 2009 à 03:34 #

    @ : Dominique : (je ne sais pas pourquoi il n’y a rien à faire, je ne peut pas répondre à ce commentaire dans mon administration, alors je le fait ici directement!)Il m’arrive pourtant régulièrement d’entrer dans des librairies quand je me balade et de rester un moment à feuilleter les livres sans qu’on ne me dise rien et sans rien acheter. Évidemment il m’arrive aussi qu’un libraire me regarde de façon insistante ou bien me demande si je cherche quelque chose, d’une manière qui me montre bien que je gène.. Je pense que c’est encore et toujours une question de personne. Il existe aussi des librairies qui font un coin café où tu peux feuilleter tes livres, mais j’ai vu ça souvent en province, pas à Paris. Par contre je trouve qu’il y a quand même pas mal de librairies à proximité des métros.

  16. Dominique 31 janvier 2009 à 07:06 #

    En fait si j’habitais Paris, ou une autre grande ville, ce serait très bien. Mais je suis coincée dans ma banlieue.

    Il y a d’excellent libraires au Quartier Latin et rien que sur le boulevard Montparnasse Tschann c’est super; Art et Littérature aussi; sans compter que ce dernier organise aussi des lectures et séances de dédicaces. Mais toujours dans l’après-midi, tard, et je ne peux pas m’y rendre.

  17. loula 31 janvier 2009 à 07:52 #

    @ Tiphanya : (toujours le même problème de réponse aux commentaires, snif, j’avais tapé une longue réponse… Mais ça y est je crois que j’ai résolu le mystère, comme le commentaire de départ est assez long, je ne puet pas faire une longue réponse, question de place!) En fait, je ne voyais pas avant l’intérêt des petits commerçants et puis j’ai habité 5 ans dans une ville qui en était pleine (et les gens se plaignaient quand même de leur disparition!) et je me suis habituée petit à petit à y faire une partie de mes courses. Maintenant que j’ai emménagé entre un gros centre commercial et rien, je les regrette tous les jours!! Même pour le pain il faut marcher un moment pour arriver en centre ville et là il n’y a que deux boulangerie avec une queue assez impressionnante! Là où je vivait avant, c’était une ville plus petite, mais il y avait au moins 6 boulangeries dont 3 très bonnes, ce qui nous permettait de varier les pains selon nos envies. Maintenant nous sommes réduits au pain carrefour qu’on congèle pour toute la semaine ou alors une boulangerie Paul (tiens, encore une grosse chaine…) dans le centre commercial qui est assez chère…

  18. Tiphanya 31 janvier 2009 à 01:29 #

    Il s’agit de la librairie Impression à Enghien les Bains.
    http://www.nautiljon.com/boutiques/enghien+les+bain/librairie+impressions,264.html
    Elle est surtout manga, mais y a un petit rayon SF avec un vendeur qui s’y connait vraiment bien.
    Bref une librairie minuscule mais où y a toujours de très bons conseils.
    Sinon il y a aussi http://www.scylla.fr/ sur Paris ou http://www.librys.fr/ en line.

  19. Léthée 2 février 2009 à 01:21 #

    Ce débat est en effet très intéressant, et toutes vos réponses apportent des pistes de réflexion auxquelles je n’avais parfois pas pensé. Tous vos messages apportent une richesse au débat. Je remercie Loula pour son post, d’avoir suscité cette conversation ( qui n’est pas terminée j’espère).
    Merci à tous ceux qui participent de près ou de loin, fréquemment ou systématiquement au combat pour le livre et pour les petites librairies indépendantes.
    J’ajoute qu’il y a en effet de mauvais libraires (qui sont d’ialleurs parfois devenus aigris par dépit et désespoir vis à vis de leur métier). Il y a aussi d’excellents vendeurs fnac mais voilà : la fnac les bride trop souvent avec des choix de gondole « nationaux ». C’est tout le problème de l’affaire en réalité. Préférer le livre vendeur au livre à découvrir… car celui qui se vend déjà très bien n’est plus à découvrir…
    Je ne vais plus jamais à la fnac, sauf pour mener des commandos (voir mon site), ou bien feuilleter les livres qui pourraient m’intéresser. Pour cela, je vais parfois dans les rayons « déjà rangés » pour trouver des choses intéressantes, qui sortent de ce qu’on trouve systématiqument bien en vue dans le rayon. Après, je vais les commander chez ma libraire, car nous avons une libraire qui vient d’ouvrir à Clermont-Ferrand, et tous les lecteurs de la ville sont bien décidés à la soutenir. On peut plus facilement discuter avec elle,prendre notre temps. Et comme le disait (je ne sais plus qui ici, pardonnez-moi), elle connait également des problèmes de livraison. N’oublions pas que la FNAC est PROPRIETAIRE de la centrale de livraison des livres. … Quelle injustice n’est-ce pas ?

  20. fashion 2 février 2009 à 07:08 #

    Je crois qu’il ne faut pas généraliser, certaines librairies ne sont pas « bonnes » et tous les libraires ne sont pas des passionnés. Cela étant, je ne mets jamais les pieds à la FNAC car je trouve que c’est un supermarché et non pas une librairie. Par contre, je vais souvent chez Gibert, je l’avoue bien volontiers car 1) ils ont des occasions (certes, c’est le diable, l’argent ne va pas aux auteurs puisqu’ils ont déjà touché les droits d’auteur sur la première vente, je sais, mais mon budget est loin d’être extensible) 2) leurs libraires sont qualifiés, compétents et sympathiques. Je vais aussi dans la petite librairie indépendante de mon quartier quand je veux acheter du neuf (pour offrir notamment) mais les libraires n’y connaissent pas grand chose et ne sont pas extrêmement aimables, j’ai vraiment l’impression de faire une BA quand je m’y rends, c’est bien dommage…
    Sinon, je n’aime pas beaucoup le terme « vraie littérature ». Je trouve dommage qu’on trouve pléthore de Lévy et de Musso au détriment des petits auteurs (encore) inconnus mais le terme de « vraie littérature » me paraît inutilement snob. Evidemment, ça n’engage que moi.

  21. Julien 2 février 2009 à 00:36 #

    Pour sauver les libraires de quartier et les petits auteurs, il faudrait une loi qui oblige, pour tout achat d’un Levy, Musso, ou Gavalda, l’achat d’un premier roman.
    Comme ça, cela relancerait toute l’industrie, la FNAC ne sera plus ce mouton noir mais favoriserait les jeunes auteurs, et les libraires pourraient faire du chiffre 😉

  22. Naina 6 février 2009 à 06:13 #

    Débat intéressant.J’achète mes livres dans une librairie indépendante (toujours la même), chez Gibert (mon budget n’est pas extensible) et aussi à la Fnac (enfin dans certains magasins Fnac car tous ne proposent pas la même chose en littérature asiatique). En littérature asiatique, certains magasins Fnac ont un meilleur fonds (je ne parle pas des nouveautés) que certaines librairies indépendantes. Il y a pas si longtemps je cherchais un livre sorti en 2007 et la librairie indépendante ne l’avait pas en fonds alors je suis allée ailleurs. Je pourrais commander mais je n’aime pas. Concernant les libraires, le seul endroit où j’ai eu une discussion avec un libraire, c’était dans une Fnac. Dans la librairie indépendante que je fréquente, les libraires ne connaissent pas vraiment la littérature asiatique et j’ai parfois le sentiment de passer pour une extra-terrestre lorsque je demande s’ils ont reçu telle nouveauté. J’aurais sans doute un avis différent si je lisais de la littérature française mais n’en lisant pas (ou alors des livres empruntés), je ne peux pas aller complètement dans le sens du billet. Donc, suivant nos goûts en lecture, on ne peut pas toujours passer à côté de certains types de structures commerciales.

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