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Où achetez-vous vos livres?

27 Jan

Je voulais faire depuis un moment déjà un petit billet sur les librairies…

Et puis , le flemme aidant, ce billet attendait toujours dans un coin de ma tête (et je ne vous parle même pas d’une série de billet que je voulais veut faire sur les BD que j’ai aimé et qui ont failli sortir de mon petit cerveau, encouragés qu’ils étaient par Enna, qui avait eu aussi l’idée, mais qui elle met ses idées à exécution… Mais passons, ça viendra surement un jour!)

Bref…

Les librairies…

Et le temps passant, j’ai trouvé aussi un billet sur le blog de Midola et ensuite carrément un appel chez
Lethee. Pour défendre la vraie littérature. Ce qui fait déjà débat, chez Julien au moins (et parions que ça risque de se répandre), pour savoir ce qu’est la vraie
littérature
. Je serais tentée de dire que si on ne sais pas ce qu’est la littérature, on a au moins une idée de ce qui n’en n’est pas. Et il n’y a rien de péjoratif là-dedans, ce n’est
pas parce que des gens lisent et prennent plaisir à lire ce que je n’estime pas être de la littérature que je les méprise. Moi-même je lis des fois, avec plaisir, des livres que je ne classerais
pas dans la littérature. Mais peut-être qu’on peut estimer que dès que c’est de la fiction c’est de la littérature… Et sûrement qu’il faut du recul, plusieurs dizaines d’années, pour savoir
quel livre et quel auteur deviendra un classique. Et peut-être que tout ça n’a rien à voir avec le chmilblik!

En effet, j’ai décidé d’adhérer à ce collectif pour la défense de la vraie littérature, par tant pour le côté commando : je n’ai d’ailleurs pas lu les livres dont il est question en ce moment et
je suis très peu rentrée littéraire ou autre chose de ce genre et ça me va très bien d’attendre dix ans avant de lire un livre, voire d’en entendre parler. Mais
le problème est effectivement de savoir si j’en entendrais parler dans dix ans si ce livre n’a pas sa chance aujourd’hui face à des produits commerciaux…


Pour moi, le cœur du problème est là : où achetez vous vos livres? Car je suis souvent choquée (oui je sais j’y vais un peu fort, mais je n’en suis pas loin) de voir sur les blogs de lecteurs,
donc des passionnés de livres (et pas forcément de littérature, hop, je contourne!) qui achètent massivement leurs livres à la Fnac ou sur d’autres sites de vente de livres en ligne. 


En effet, il me semble que le lecteur est le seul et unique soutient du libraire indépendant et que le libraire travaille pour le lecteur. Je suis donc étonnée que nous ne soyons pas plus à
revendiquer l’achat de livres chez des libraires qui font un vrai travail autour du livre et qui doivent lutter pour ne pas disparaître! J’ai déjà entendu des gens dire « oui mais il n’y a
pas tout en librairie » ou bien « j’ai regardé plusieurs fois et je n’ai jamais vu ce livre chez mon libraire » Comme s’il y avait tout à la Fnac…

Quand je veux un livre qui n’est pas chez mon libraire (forcément il ne peut pas tout avoir, c’est trop petit!) et bien, je commande. Et si je ne l’ai pas tout de suite, c’est pas grave car je ne
vais pas le lire dans la seconde! Il n’y a qu’a voir les PAL qui trainent sur les blog (virtuellement bien sûr) pour se convaincre que l’achat est rarement une urgence! Et d’ailleurs pour une
commande en ligne il y a aussi un délais.

Après je comprends évidemment que quand on habite loin d’une librairie, ça soit plus facile d’acheter en ligne.

Mais quand on voit les pressions que peuvent se permettre des distributeurs comme la Fnac, ça fait un peu froid dans le dos. (il y avait eu une affaire il y a quelques années, je n’arrive pas à
me rappeler à quel sujet, mais des gros éditeurs avaient protesté et la Fnac les avaient menacé de ne plus vendre leurs livres, je ne sais pas si quelqu’un se souviens?)

En plus, comme le dit si bien Midola, il existe des cartes de fidélité chez les libraires pour bénéficier des 5% de réduction. Réduction que la Fnac ne fait pas systématiquement en plus. J’en
parlais récemment avec une amie qui achète tout ses livres à la Fnac et qui ne savait même pas que cette réduction existait…

Bref, c’est cet aspect du collectif pour défendre la vraie littérature qui m’intéresse, même si je suis assez d’accord avec le commentaire de Palu-palu : « Vous avez tout mon soutien ( et vous avez aussi le lien vers ma tentative de blog en cliquant sur mon pseudo ), mais si je peux me permettre une
remarque tout ce qu’il y a de plus neutre, les concepts de « vraie littérature » ou « véritable littérature » sont assez flous. Vous pourriez vous nommer, avec plus de propriété dans les termes: le
« collectif pour la défense de la littérature discrète » ou même le « collectif pour le placement en tête de Gondole des petits auteurs prometteurs et inconnus » »

 


Alors si vous voulez défendre la diversité (concept à la mode) des livres, défendez les libraires indépendants petits ou
grands!

 

Ps : Et bien sûr je tiens la même position pour les cinémas municipaux, souvent arts et essais, contre les multiplex de tout poil. Quand on sait qu’UGC porte plainte contre le cinéma
municipal de Montreuil pour concurrence déloyale, il y a de quoi rêver!! Et pour mon plus grand malheur, j’habite à moins de deux minutes à pied d’un cinéma UGC et 5 minutes d’une fnac dans une
ville où il n’y a ni cinéma municipal, ni librairie…