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Lucie T.1 par Catel et Grisseaux

28 Fév
(Transfert)

Lucie T.1 Le train fantôme par Catel et Grisseaux, Casterman (ligne de vie)

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J’ai remarqué que malgré l’augmentation conséquente des auteurs femmes en BD, on a toujours tendance à penser qu’elles sont rares. Même si elles restent moins nombreuses que les hommes (et encore…), il y en a quand même pas mal, alors j’ai décidé d’en parler. Mais attention, ce n’est pas une rubrique « Les femmes dans la BD »! Au contraire! Ce sont des BD que j’ai découvert uniquement en regardant le dessin et l’histoire et dont il s’est trouvé que leurs auteurs étaient des femmes et non pas l’inverse (des BD que j’aurais choisi de lire car écrite par des femmes).

Voilà la première (même si je vous ai déjà beaucoup parlé de Lisa Mandel;-)

Cela faisait un moment que j’avais vu cette BD, mais finalement, en allant à la bibliothèque, j’ai fini par l’ emprunter. Je n’ai pris que le tome un alors qu’il y en avait deux ( et trois en tout, mais celui-là je ne l’ai pas vu à la bib).

Lucie est une jeune femme (je dirais trentenaire) et elle raconte dans cet album comment elle rencontre un homme avec qui elle tromperait bien le sien, mais découvre qu’elle est enceinte et coupe court à cette relation (avant qu’il ne sa passe quelque chose).

Vu le pitch, la totalité de l’album est plutôt rempli par les questions que se pose Lucie (via des mails qu’elle envoie à une amie expatriée) sur son couple, sur sa vie, sur les répercutions de l’arrivée d’un enfant dans le couple, sur le désir qu’elle éprouve pour un autre homme.

J’ai trouvé ça plutôt pas mal, vu que l’histoire n’est justement pas celle d’une femme qui trompe son mari, mais plutôt les questions qu’elle se pose sur cette éventualité et comment elle gère cette situation. En plus on voit bien l’évolution puisque cette histoire s’étend finalement sur plus d’un an (sa rencontre remonte à la période ou elle tombe enceinte et et à la fin, sa petite fille à plus d’un an.)

Cette BD n’est bien sûr pas sans faire penser à Monsieur Jean de Dupuy et Berbérian, tant par le style du dessin que par le sujet : la vie quotidienne d’une trentenaire. Mais la ressemblance s’arrête là et à mon avis elle a dû déjà être soulignée un peu partout et énerver prodigieusement les deux auteurs. Après tout Monsieur Jean nous montrait la vie quotidienne d’un homme racontée par des hommes et là nous avons la vie quotidienne d’une femme racontée par des femmes…Ce n’est donc pas pareil!!

J’irais emprunter le deuxième tome pour voir si cette série continue sur le même chemin et il y a aussi un one shot (du moins l’était il à l’époque!!) dans la collection Tohu-bohu chez les Humanoïdes associé. Mais je crois bien que cet éditeur est passé chez Casterman maintenant. Dans cette histoire, Lucie était célibataire.

Petit rajout : Catel a aussi dessiné Kiki de Montparnasse dont on a beaucoup parlé ces derniers temps et qui a eu un prix à Angoulême.

Bon l’avantage de faire des transfert d’article, c’est que je les relis et que je me dit « Ah oui c’est vrai, je voulais lire la suite… »

En tout cas, une chose est sûre, je vous en reparlerai !!

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Et maintenant, les photos!

28 Fév

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Voilà le colis que mon charmant facteur m’a remis en mains propres l’autre matin… Pas de doutes sur son contenu!!
Un fois la photo prise, je peux enfin l’ouvrir, sous les encouragements des chats qui eux ne connaissent pas l’existence de ce swap (d’ailleur, ils ne boivent pas de thé, autant dire qu’ils vont
être vite déçus)
Et voilà ce que je découvre à l’interieur :

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Du vert, donc.
Une fois déballé :

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Et une fois tous les paquets ouverts :

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Evidemment, à ce stade là, les chats ont abandonné depuis longtemps!!
Pas moi, même si je dois lutter très fort pour attendre l’heure du thé avant de manger mes sablés!!

Et pour le contenu détaillé, c’est ici!

Lucie T 1 (Catel et Grisseaux)

28 Fév


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Petit rajout : Catel a aussi dessiné Kiki de Montparnasse dont on a beaucoup parlé ces derniers temps et qui a eu un prix à Angoulême.

J’ai remarqué que malgré l’augmentation conséquente des auteurs femmes en BD, on a toujours tendance à penser qu’elles sont rares. Même si elles restent moins nombreuses que les hommes (et
encore…), il y en a quand même pas mal, alors j’ai décidé d’en parler. Mais attention, ce n’est pas une rubrique « Les femmes dans la BD »! Au contraire! Ce sont des BD que j’ai découvert
uniquement en regardant le dessin et l’histoire et dont il s’est trouvé que leurs auteurs étaient des femmes et non pas l’inverse (des BD que j’aurais choisi
de lire car écrite par des femmes).
Voilà la première (même si je vous ai déjà beaucoup parlé de Lisa Mandel;-)


Lucie T.1 Le train fantôme
par Catel et grisseaux, Casterman (ligne de vie)

Cela faisait un moment que j’avais vu cette BD, mais finalement, en allant à la bibliothèque, j’ai fini par l’  emprunter. Je n’ai pris que le tome un alors qu’il y  en avait deux ( et
trois en tout, mais celui-là je ne  l’ai  pas vu à la bib).

Lucie est une jeune femme (je dirais trentenaire) et elle raconte dans cet album  comment elle rencontre un  homme  avec qui elle tromperait bien le sien, mais découvre qu’elle est
enceinte et coupe court à cette relation (avant qu’il ne sa passe quelque chose).

Vu le pitch, la totalité de l’album  est plutôt rempli par les questions que se pose Lucie (via des mails qu’elle envoie à une amie expatriée) sur son couple, sur sa vie, sur les répercutions
de l’arrivée d’un enfant dans le couple, sur le désir qu’elle éprouve pour un autre homme.

J’ai trouvé ça plutôt pas mal, vu que l’histoire n’est justement pas celle d’une femme qui trompe son mari, mais  plutôt les questions qu’elle  se pose sur cette éventualité et comment
elle gère cette situation. En plus on voit  bien l’évolution puisque cette histoire s’étend finalement sur plus d’un an (sa rencontre remonte  à la période ou elle tombe enceinte  et
et à la fin, sa petite fille à plus d’un an.)

Cette BD n’est biensûr pas sans faire penser à Monsieur Jean de Dupuy et Berbérian, tant  par le style du dessin que par le sujet : la vie quotidienne d’une trentenaire. Mais la
ressemblance s’arrête là et à mon avis  elle a dû déjà être soulignée un peu partout  et énerver prodigieusement les deux auteurs. Après tout  Monsieur Jean nous montrait la vie
quotidienne d’un homme racontée par des hommes et là nous avons la vie quotidienne d’une femme racontée par des femmes…Ce n’est donc pas pareil!!

J’irais emprunter le deuxième tome pour voir si cette série continue sur le même chemin et il y a aussi un one shot (du moins l’était il à l’époque!!) dans la collection Tohu-bohu chez les
Humanoïdes associé. Mais je crois bien que cet éditeur est passé chez Casterman maintenant. Dans cette histoire, Lucie était célibataire.

En tout cas, une chose est sûre, je vous en reparlerai !!

La cité de Dieu

28 Fév

La cité de Dieu de Paulo Lins, Gallimard (folio)


J’ai enfin fini ce livre…

En effet, j’ai mis beaucoup de temps à le lire (il m’aura fallu tout le mois de février quand même) et je ne sais pas trop quoi en penser.

Ce livre raconte en trois parties, chacune du nom d’un bandit, la naissance d’une favela au Brésil, la cité de Dieu. Chaque partie suivra un nouveau bandit, mais les personnages restent les mêmes,
ce n’est pas à chaque fois une nouvelle histoire à proprement parler.

On part au début avec des bandits à la petite semaine, toujours à l’affut d’un coup pour faire rentrer de l’argent, cet argent leur servant à vivre au quotidien. Pourtant ils sont sans arrêt
poussés par leurs rêves de partir et de s’installer ailleur avec assez d’argent pour jusqu’à la fin de leurs jours. Ils cherchent alors le coup qui leur permettra de réunir tout cet argent.

Puis les années passent, les bandits meurent (jeunes…) et les ambitions changent. Certains rêvent de devenir riche et de dominer tout le quartier, commencent alors les attaques entre bandes qui
deviendront gang et provoquernt de terribles guerres dans la favela.

Ce roman n’est que violence tout au long et c’est pourquoi il est dur à lire. Pas dans le sens où ce qu’on lit est insoutenable, mais dans le sens où la répétition de la violence fini par donner la
nausée… Par moment on a l’impression de ne pas avancer dans l’histoire tellement on passe de braquages sanglants en viols et en meurtres passionnels…

Mais une fois fini, on comprend mieux l’ensemble, qui raconte cette histoire de la favela et comment elle sombre petit à petit dans la violence, d’abord à cause de la misère et ensuite car les
enfants qui y naissent ne connaissent que la violence et l’engrenage de la vengeance.

On croise évidemment beaucoup de policiers, mais ceux-ci ne valent pas mieux, volant et exécutant les bandits.
Les bandits évoluent aussi, ceux du début peuvent paraître sympathique, on aurait presque envie qu’ils s’en sortent, mais on sait que ça n’est pas possible. Mais au fil de la lecture on rencontre
des personnages beaucoup moins sympathiques sur le sort desquels il est impossible de s’apitoyer.

J’aimerais avoir vos avis si vous avez lu ce livre, mais j’ai l’impression qu’en dépit d’un plaisir de lecture mitigé, il reste longtemps à l’esprit…

Pour un extrait, c’est ici.