Lecture en cours

24 Fév

Extrait :

« Alors Paulo, toi qui n’as jamais tué personne, vas-y et tue-le! Prends ce .6,35, cherche -le, même si tu penses qu’il est mort, tire-lui dessus encore. Tu n’as jamais tué personne,
vas-y pour que tu sentes ce que ça fait! »
Paulo de Bahia tituba, il allait répondre quelque chose quand Zé Rikiki insista dans un hurlement :
« Vas-y et tue ce mec! Tu n’as pas été formé par nous? Va et tue ce mec ! « 
Paulo de Bahia prit le pistolet, ses mains tremblaient, son coeur battait fort. Il devait suivre les ordres de Zé Rikiki car c’est lui qui lui donnait toujours de l’argent pour acheter un kilo de
ceci ou de cela, c’est lui qui l’avait aidé pour son premier braquage, sa vie était meilleure depuis qu’il fréquentait Zé Rikiki. Il arma son pistolet et partit en courant par chaque immeuble,
emmenant sa peur, sa nervosité, la sagacité de ses dix ans et l’arme qui tenait à peine en main, la voix de Zé Rikiki accompagnant ses pas :
« Vas-y et tue ce mec ! « 

Paulo Lins, La cité de  Dieu, Gallimard (Folio), 2003, p. 262.

Comme vous pouvez voir, c’est une lecture particulièrement pesant avec des morts à la pelle, ce qui explique que je ne le lis pas très vite, ayant souvent besoin de pauses…

Ceci explique en partie mon orgie de BD de ce week-end.

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