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Manhattan Macadam de Ariel et Joaquin DORFMAN

3 Fév

Manhattan Macadam de Ariel et Joaquin DORFMAN, Milan (Macadam), 2004

9782745914279Heller a 16 ans un petit boulot un peu particulier, il est coursier chez Message à la carte. Cette entreprise propose de délivrer des messages de vive voix, anniversaire, fête, déclaration, etc. par des coursiers en rollers. Heller ne se charge que des mauvaises nouvelles.

Cet été à Manhattan promet d’être long et caniculaire, mais ce sera un été important dans la vie de Heller. Cet adolescent élevé par ses grands-parents et un peu renfermé va découvrir l’amitié et la solidarité avec des gens démunis et un peu dans les marges. Il va aussi trouver, conquérir et perdre l’amour : en effet il rencontre une jeune fille à qui il doit annoncer la mort de son père, ce qu’il n’a pas le courage de faire, préférant la voir sourire…

A la fin du livre, quand le quiproquo est résolu, tout est pour lui à recommencer… Mais cet été l’aura vu mûrir et s’ouvrir aux autres. Un très beau roman (écrit à quatre mains un père et son fils mais cela ne se ressent pas particulièrement) sur la solitude et la difficulté de s’intégrer dans une vie sociale « conventionnelle » (après plusieurs avertissements, il fini par se faire virer de son boulot car il s’obstine à livrer ses messages en vélo alors que son contrat prévoit qu’il soit en rollers).

Ce livre est pour moi un coup de coeur et malgré sa présence dans une collection destinée à la jeunesse il s’adresse plutôt à des grands ados bons lecteurs voire des adultes (ce qui n’est pas le cas du deuxième livre écrit par Joaquin Dorfman dans la même collection).
Voilà comment Sophie Charnourdie, des éditions Milan à défini les romans de cette collection :
« Notre collection Macadam se nourrit d’auteurs anglais, avec une vraie écriture littéraire, des romans très construits qui savent dépasser le cadre strict du roman miroir. Avec aussi des romans audacieux, qui n’hésitent pas à s’emparer de sujets difficiles pour en faire des romans fascinants et dérangeants. Souvent ce sont des romans qui s’adressent aux ados, car les héros sont des ados, mais qu’on dévore même adulte!. » (Supplément de Télérama à l’occasion du salon du livre de jeunesse 2007)

Ce n’est pas forcément vrai pour tous les romans de cette collection, mais c’est vrai qu’il y en a de pas mal…

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La conjuration des imbéciles de John Kennedy Tool

3 Fév

La conjuration des imbéciles de John KENNEDY TOOL

9782264034885On est aux Etats Unis au début des années 60 et Ignatus Reilly, la trentaine, vit avec sa mère qui le supporte tant bien que mal. C’est un personnage tout à fait odieux : il est hypocondriaque et fainéant, imbu de sa personne, persuadé de sa superiorité et de sa grande intelligence, il a de grandes visée pour son avenir : il veut tout simplement changer notre monde absurde et le faire fonctionner selon son prore système, pour notre bien évidemment! Dans ce but, il décide d’écrire un livre avec ses obervations sur la société.

Il se lancera alors successivement dans plusieurs petit boulots : vendeur de hot-dog ambulant (qu’il mange lui-même pour la plupart), secrétaire dans une usine de pantalons où il va provoquer la révolte des employés et ainsi de suite…

Ce livre m’a été offert par une amie et je l’ai emporté en vacances d’été. Mauvaise idée puisque je l’ai lu en deux jours, et que , chose rare, je n’ai pas eu assez de livres pour finir ma semaine de vacances, et, étant en Croatie, impossible d’en acheter sur place… L’horreur!!

Bref, je vais plutôt parler du livre… J’ai tellement ri en le lisant que j’ai fini par intriguer mon amoureux qui l’a lu à la suite et à bien rigolé lui aussi!

Ce roman est totalement absurde et décalé et il est écrit de manière bien particulière pour retranscrire le langage des habitants de la Nouvelle Orléans de l’époque. La galerie de personnages secondaires vaut aussi le détour, il n’y en pas un pour rattraper l’autre…
C’est une critique de la société assez virulente qui n’a d’ailleur pas été publiée du vivant de son auteur. En effet, John Kennedy Tool s’est suicidé, persuadé d’être un écrivain raté. Sa mère s’est alors démenée pour faire publier son livre et nous voici avec un classique…

La conjuration des imbéciles

3 Fév

Une découverte de l’été dernier :

La conjuration des imbéciles de John KENNEDY TOOL

On est aux Etats Unis au début des années 60 et Ignatus Reilly, la trentaine, vit avec sa mère qui le supporte tant bien que mal. C’est un personnage tout à fait odieux : il est hypocondriaque et
fainéant, imbu de sa personne, persuadé de sa superiorité et de sa grande intelligence, il a de grandes visée pour son avenir : il veut tout simplement changer notre monde absurde et le faire
fonctionner selon son prore système, pour notre bien évidemment! Dans ce but, il décide d’écrire un livre avec ses obervations sur la société.

Il se lancera alors successivement dans plusieurs petit boulots : vendeur de hot-dog ambulant (qu’il mange lui-même pour la plupart), secrétaire dans une usine de pantalons où il va provoquer la
révolte des employés et ainsi de suite…

Ce livre m’a été offert par une amie et je l’ai emporté en vacances cet été. Mauvaise idée puisque je l’ai lu en deux jours, et que , chose rare, je n’ai pas eu assez de livres pour finir ma
semaine de vacances, et, étant en Croatie, impossible d’en acheter sur place… L’horreur!!

Bref, je vais plutôt parler du livre… J’ai tellement ri en le lisant que j’ai fini par intriguer mon amoureux qui l’a lu à la suite et à bien rigolé lui aussi!

Ce roman est totalement absurde et décalé et il est écrit de manière bien particulière pour retranscrire le langage des habitants de la Nouvelle Orléans de l’époque. La galerie de personnages
secondaires vaut aussi le détour, il n’y en pas un pour rattraper l’autre…
C’est une critique de la société assez virulente qui n’a d’ailleur pas été publiée du vivant de son auteur. En effet, John Kennedy Tool s’est suicidé, persuadé d’être un écrivain raté. Sa mère
s’est alors démenée pour faire publier son livre et nous voici avec un classique…

Manhattan macadam

3 Fév

Manhattan Macadam de Ariel et Joaquin DORFMAN, Milan (Macadam), 2004

Heller a 16 ans un petit boulot un peu particulier, il est coursier chez Message à la carte. Cette entreprise propose de délivrer des messages de vive voix, anniversaire, fête, déclaration, etc.
par des coursiers en rollers. Heller ne se charge que des mauvaises nouvelles.

Cet été à Manhattan promet d’être long et caniculaire, mais ce sera un été important dans la vie de Heller. Cet adolescent élevé par ses grands-parents et un peu renfermé va découvrir l’amitié et
la solidarité avec des gens démunis et un peu dans les marges. Il va aussi trouver, conquérir et perdre l’amour : en effet il rencontre une jeune fille à qui il doit annoncer la mort de son père,
ce qu’il n’a pas le courage de faire, préférant la voir sourire…

A la fin du livre, quand le quiproquo est résolu, tout est pour lui à recommencer… Mais cet été l’aura vu mûrir et s’ouvrir aux autres. Un très beau roman (écrit à quatre mains un père et son
fils mais cela ne se ressent pas particulièrement) sur la solitude et la difficulté de s’intégrer dans une vie sociale « conventionnelle » (après plusieurs avertissements, il fini par
se faire virer de son boulot car il s’obstine à livrer ses messages en vélo alors que son contrat prévoit qu’il soit en rollers).

Ce livre est pour moi un coup de coeur et malgré sa présence dans une collection destinée à la jeunesse il s’adresse plutôt à des grands ados bons lecteurs voire des adultes (ce qui n’est pas le
cas du deuxième livre écrit par Joaquin Dorfman dans la même collection).

Voilà comment Sophie Charnourdie, des éditions Milan à défini les romans de cette collection :
« Notre collection Macadam se nourrit d’auteurs anglais, avec une vraie écriture littéraire, des romans très construits qui savent dépasser le cadre strict du roman miroir. Avec aussi des romans
audacieux, qui n’hésitent pas à s’emparer de sujets difficiles pour en faire des romans fascinants et dérangeants. Souvent ce sont des romans qui s’adressent aux ados, car les héros sont des
ados, mais qu’on dévore même adulte!. » (Supplément de Télérama à l’occasion du salon du livre de jeunesse 2007)

Ce n’est pas forcément vrai pour tous les romans de cette collection, mais c’est vrai qu’il y en a de pas mal…