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Naufragée de Sylvain Estibal et Yannick Vigouroux

1 Fév

Naufragée, de Sylvain ESTIBAL, photos de Yannick VIGOUROUX, Thierry Magnier, 2007

9782844205247Un bateau d’immigrés clandestins a échoué sur une plage avec à son bord une femme blanche et en possession de papiers. La police l’interroge, persuadée un temps qu’elle travaille pour un réseau clandestin. En fait Evencia Lorca, habitant l’île de Hiero aux Canaries, est une femme de 38 ans qui n’a pas de mari, pas d’enfants, pas famille, pas de travail et qui a recueilli un jour Ousmane, immigré clandestin.
Les photos qu’elle possède (et qu’on a retrouvé sur elle) on été prise par Ousmane pendant son court séjour avant de repartir vers l’Europe, mais surtout vers la mort puisque son bateau a coulé. Complètement bouleversée par ce jeune homme de 18 ans dont elle est tombée plus ou moins amoureuse, et fascinée par sa volonté de changer de vie, volonté dont elle-même manque cruellement, elle décide de partir sur ses traces et de refaire son voyage d’Afrique vers l’Europe.
Elle fait ce voyage « pour se rendre compte », mais aussi pour essayer de donner un sens à sa vie. Les photos, prises par Ousmane, semblent servir de déclencheur dans le voyage qu’elle entreprend et en sont en tout cas le symbole.

Ce récit est très court et très fort, l’écriture est très sensible (ou bien je suis très sensible à cette écriture;-) et surtout, je n’arrête pas de m’étonner que ce livre ai été écrit par un homme. Je m’explique: je ne veux pas dire que je ne pense pas qu’un homme soit capable d’écrire au féminin, c’est juste qu’on croit tellement à son histoire qu’on pourrait penser que c’est l’héroïne elle même qui raconte.

Ce livre est une deuxième réussite de la collection photoroman chez Thierry Magnier et il fait se poser l’étrenelle question : est-ce vraiment un roman pour adolescents? Du coup j’ai lu deux autres titres de cette collection qui eux m’ont plutôt déçu. C’est dommage car dans tous les cas ce sont vraiment de beaux livres.

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La maison du Scorpion de Nancy Farmer

1 Fév

La Maison du Scorpion de Nancy FARMER, l’Ecole des loisirs, 2005

9782211071857Mattéo Alcan, surnommé « El patron » est un richissime baron de la drogue qui, avec d’autres trafiquants, à passé des accords avec le Mexique et les États-Unis pour établir un État, Opium, entre leurs deux frontières en contrepartie de quoi il s’engage à ce qu’aucun réfugié ne les franchisse. El Patron a décidé qu’il aurait 9 vies, comme les chats… Pour cela, il a des clones et nous allons suivre ici le dernier, Matt. Dans un accès d’orgueil, il décide de ne pas faire décerébrer ce dernier, contrairement aux autres.

Ce roman de plus de 400 pages est très riche et bien mené . Il aborde les problèmes du clonage, de la liberté, de l’esclavage, de la dictature et bien d’autre encore de façon intelligente et sans manichéisme. Dans un registre un peu plus « léger » il y a la crise d’identité que traverse Matt, le clone. Quand il compare ses sentiments, qui sont humains, pour autant qu’il puisse en juger, et ceux des personnes qui l’entourent et à qui il n’inspire que dégoût, il traverse des phases de doutes et d’incompréhension tout ce qu’il y a de plus… humain !

Ce livre est à classer dans la science fiction, mais on ne s’en rends compte que dans la dernière partie, car au début le seul élément qui pourrait y faire penser est le clonage, mais on évolue dans un environnement tellement familier que l’on ne s’en rend pas compte. (je dis ça au cas où il y aurait ici des allergiques à la SF! Il ne faut vraiment pas s’arrêter à ça, il n’en est d’ailleurs pas fait mention sur le livre.)

Lors de ma lecture, j’avais eu le sentiment que la fin était un peu baclée, que tout allait un peu trop vite sans qu’on ne comprenne vraiment pourquoi. Mais avec le temps cette impression s’est estompée et je garde un souvenir très fort de ce roman, qui fait partie de mes coups de cœur.

Ce roman à été traduit de l’anglais par Valérie DAYRE qui est aussi un très bon auteur de l’Ecole des loisirs. Je vous parlerais peut-être de son livre « Les nouveaux malheurs de Sophie »

Et du même auteur vous pouvez aussi lire Elle s’appelait Catastrophe et Prisonnier des Vikings. vous retrouverez des univers totalement différents (l’Afrique et l’époque des vikings avec un voyage au pays de leurs divinités), et même si le second est plutôt pour les plus jeunes, il se lit avec beaucoup de plaisir!!

Naufragée

1 Fév


Naufragée, de Sylvain  ESTIBAL, photos de  Yannick VIGOUROUX, Thierry Magnier, 2007

Un bateau d’immigrés clandestins a échoué sur une plage avec à son bord une femme blanche et en possession de papiers. La police l’interroge, persuadée un temps qu’elle travaille pour un réseau
clandestin. En fait Evencia Lorca, habitant l’île de Hiero aux Canaries, est une femme de 38 ans qui n’a pas de mari, pas d’enfants, pas famille, pas de travail et qui a recueilli un jour
Ousmane, immigré clandestin.
Les photos qu’elle possède (et qu’on a retrouvé sur elle) on été prise par Ousmane pendant son court séjour avant de repartir vers l’Europe, mais surtout vers la mort puisque son bateau a coulé.
Complètement bouleversée par ce jeune homme de 18 ans dont elle est tombée plus ou moins amoureuse, et fascinée par sa volonté de changer de vie, volonté dont elle-même manque cruellement, elle
décide de partir sur ses traces et de refaire son voyage d’Afrique vers l’Europe.
Elle fait ce voyage « pour se rendre compte », mais aussi pour essayer de donner un sens à sa vie. Les photos, prises par Ousmane, semblent servir de déclencheur dans le voyage qu’elle
entreprend et en sont en tout cas le symbole.

Ce récit est très court et très fort, l’écriture est très sensible (ou bien je suis très sensible à cette écriture;-) et surtout, je n’arrête pas de m’étonner que ce livre ai été écrit par un
homme. Je m’explique: je ne veux pas dire que je ne pense pas qu’un homme soit capable d’écrire au féminin, c’est juste qu’on croit tellement à son histoire qu’on pourrait penser que c’est
l’héroïne elle même qui raconte.

Ce livre est une deuxième réussite de la collection photoroman chez Thierry Magnier et il fait se poser l’étrenelle question : est-ce vraiment un roman pour adolescents? Du coup j’ai lu deux
autres titres de cette collection qui eux m’ont plutôt déçu. C’est dommage car dans tous les cas ce sont vraiment de beaux livres.

La maison du scorpion.

1 Fév

La Maison du Scorpion de Nancy FARMER, l’Ecole des loisirs, 2005

Mattéo Alcan, surnommé « El patron » est un richissime baron de la drogue qui, avec d’autres trafiquants, à passé des accords avec le Mexique et les Etats-Unis pour établir un Etat,
Opium, entre leurs deux frontières en contrepartie de quoi il s’engage à ce qu’aucun réfugié ne les franchisse. El Patron a décidé qu’il aurait 9 vies, comme les chats… Pour cela, il a des clones
et nous allons suivre ici le dernier, Matt. Dans un accès d’orgueil, il décide de ne pas faire décerébrer ce dernier, contrairement aux autres.

Ce roman de plus de 400 pages est très riche et bien mené . Il aborde les problèmes du clonage, de la liberté, de l’esclavage, de la dictature et bien d’autre encore de façon intelligente et sans
manichéisme. Dans un registre un peu plus « léger » il y a la crise d’identité que traverse Matt, le clone. Quand il compare ses sentiments, qui sont humains, pour autant qu’il puisse
en juger, et ceux des personnes qui l’entourent et à qui il n’inspire que dégoût, il traverse des phases de doutes et d’incompréhension tout ce qu’il y a de plus… humain !

Ce livre est à classer dans la science fiction, mais on ne s’en rends compte que dans la dernière partie, car au début le seul élément qui pourrait y faire penser est le clonage, mais on évolue
dans un environnement tellement familier que l’on ne s’en rend pas compte. (je dis ça au cas où il y aurait ici des allergiques à la SF! Il ne faut vraiment pas s’arrêter à ça, il n’en est
d’ailleur pas fait mention sur le livre.)

Lors de ma lecture, j’avais eu le sentiment que la fin était un peu baclée, que tout allait un peu trop vite sans qu’on ne comprenne vraiment pourquoi. Mais avec le temps cette impression s’est
estompée et je garde un souvenir très fort de ce roman, qui fait partie de mes coups de coeur.

Ce roman à été traduit de l’anglais par Valérie DAYRE qui est aussi un très bon auteur de l’Ecole des loisirs. Je vous parlerais peut-être de son livre « Les nouveaux malheurs de
Sophie »