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Quand j’étais soldate de Valérie Zenatti

30 Jan

Et hop encore une ancienne lecture, mais toujours un coup de cœur!!

Quand j’étais soldate, Valérie ZENATTI, L’école des loisirs (Médium) 2002

9782211061087Valérie Zenatti à fait son service militaire en Israël et c’est la tranche de vie qu’elle décide de nous livrer dans ce livre. Dans ce pays, c’est un passage obligé pour les garçons et les filles qui sert aussi de transition entre l’adolescence et l’âge adulte puisque sa durée est de deux ans.

En même temps elle se livre à des réflexions sur ses amitiés, l’amour qu’elle vient de perdre, sa conception de la vie et son amour de la littérature. Elle mélange des passages qui sont apparemment tirés de son journal intime de l’époque (mais peut-être que je me trompe, nous sommes après tout dans un travail d’écriture, même s’il est autobiographique) et d’autres écrits plus tard.

Je trouve d’ailleurs qu’il y a deux tons distincts quand elle parle de l’armée et quand elle parle de sa vie en général : le premier est très enthousiaste et on ne sent pas vraiment de mise à distance avec ce qu’elle vit dans l’armée, enthousiasme très adolescent et le second est beaucoup plus adulte et réfléchi.

Même si elle fait part de ses doutes quand à la légitimité des israéliens à s’installer sur certaines parties du territoire cela reste assez superficiel. On retrouve toutefois cette réflexion dans un autre livre (pour la jeunesse aussi, dans la même collection) : « Une bouteille dans la mer de Gaza » (2005). Ce livre est vraiment bien écrit, c’est une réel plaisir de lecture.

A lire aussi, édité en adulte : « En retard pour la guerre » aux éditions de l’Olivier

Et aussi, l’avis de Midola

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Quand j’étais soldate.

30 Jan

Et hop encore une ancienne lecture, mais toujours un coup de coeur!!

Quand j’étais soldate, Valérie ZENATTI, L’école des loisirs (Médium)  2002

Valérie Zenatti à fait son service militaire en Israël et c’est la tranche de vie qu’elle décide de nous livrer dans ce livre. Dans ce pays, c’est un passage obligé pour les garçons et les filles
qui sert ausi de transition entre l’adolescence et l’âge adulte puisque sa durée est de deux ans.

En même temps elle se livre à des réflexions sur ses amitiés, l’amour qu’elle vient de perdre, sa conception de la vie et son amour de la littérature. Elle mélange des passages qui sont apparemment
tirés de son journal intime de l’époque (mais peut-être que je me trompe, nous sommes après tout dans un travail d’écriture, même s’il est autobiographique) et d’autres écrits plus tard.

Je trouve d’ailleurs qu’il y a deux tons distincts quand elle parle de l’armée et quand elle parle de sa vie en général : le premier est très enthousiaste et on ne sent pas vraiment de mise à
distance avec ce qu’elle vit dans l’armée, enthousiasme très adolescent et le second est beaucoup plus adulte et réfléchi.

Même si elle fait part de ses doutes quand à la légitimité des israéliens à s’installer sur certaines parties du territoire cela reste assez superficiel. On retrouve toutefois cette reflexion dans
un autre livre (pour la jeunesse aussi, dans la même collection) : « Une  bouteille dans la mer de Gaza » (2005). Ce livre est vraiment bien écrit, c’est une réel plaisir de lecture.

 

A lire aussi, édité en adulte : « En retard pour la guerre » aux éditions de l’Olivier

Sans parler du chien.

30 Jan


Sans parler du chien ou Comment nous retrouvâmes enfin la potiche de l’évêque de Connie Willis 

Au XXIème siècle (tiens, mais c’est maintenant ça, non?) le voyage dans le temps est une pratique courante. Mais il a été abandonné aux historiens dès qu’il a été établit qu’on ne pouvais pas
rapporter d’objets du passé et les crédits font cruellement défaut puisqu’aucun profit n’est à espérer…

Lady Schrapnell a justement de l’argent à donner en contrepartie de quoi elle envoie des historiens faire des sauts dans le temps afin de reconstruire la cathédrale de Coventry à l’identique,
avant sa déstruction pendant un bombardement de la seconde guerre mondiale. Ned Henry, un historien réquisitionné pour l’occasion souffre d’un déphasage aigu en raison de trop nombreux sauts dans
le temps. C’est pourtant le seul disponible pour aller aider une autre historienne, à réparer un paradoxe temporel qu’elle a causé en sauvant un chat de la noyade en 1888.

Voilà donc nos deux héros à l’époque victorienne, en train d’organiser des kermesses et de discuter spiritisme et poissons de collections pour essayer de former les couples qui auraient dû se
former et de défaire celui qui s’est fait à la place. Tout ça en essayant de retrouver la potiche de l’évêque et de comprendre comment une telle incongruité temporelle est possible, l’enjeu étant
rien moins que l’avenir du monde libre.

Ce roman a été un vrai plaisir de lecture, une découverte due au swap victorien (ne cherchez pas, il n’était pas dans mon colis), je ne regrette pas de l’avoir gardé celui-là! L’histoire est un
mélange entre science-fiction (avec principalement les sauts dans le temps et les paradoxes temporels) et roman victorien car finalement 90% du roman se passe à cette époque avec tous les
personnages qui en viennent. On n’a finalement pas tant qua ça l’impression de lire de la S-F. C’est aussi une énigme et une enquête.

L’auteur fait beaucoup de références littéraires, à « Trois hommes dans un bateau » au début car c’est de là qu’elle tire son titre (j’ai d’ailleurs envie de le lire maintenant…), à
Agatha Christie pour les enquêtes et les énigmes justement mais aussi, et là je sens l’attention de certaines se réveiller, à Wilkie Collins (que je ne connaissais pas du tout il y a encore un
mois, je pense que je vais devoir m’y mettre aussi…). Pour ce dernier, attention tout de même la fin de son livre « Pierre de lune » y est racontée, ce qui m’enpêchera de découvrir
par moi même le roman que l’on considère comme le premier roman policier anglais. Pour compléter le tout, il y a beaucoup d »humour dans la narration et très peu de temps morts…

Bref, une lecture que je vous recommande chaudement et qui fait partie, vous l’aurez deviné, du courant steampunk! Mot qui fait tout  à fait barbare à côté des moments si victoriens et
civilisés que ce livre m’a fait passer…

 

Pour la suite et pour rester victorien, j’ai entamé la lecture d’Albert et Georges.