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La voleuse de livres de Markus Zusak

26 Jan

(Je vais faire petit à petit le transfert d’articles de mon ancien blog à ici. Pour leur donner une seconde vie, je vais d’abord les publier à la date courante et ensuite, je les remettrai à la date d’origine.)

Pour commencer à alimenter cette rubrique, je vais revenir sur d’anciennes lectures…

La voleuse de livres de Markus ZUSAK

Lu en avril 2007.

En cette année 1939, Liesel Meminger est une petite fille pauvre. Si pauvre que sa mère, communiste dans l’Allemagne nazie, est obligée de la confier à une famille d’accueil et que son petit frère mourra de faim pendant le trajet. Le couple qui l’accueille, Hans et Rosa Huberman est un couple d’allemands ordinaires, ils ne sont pas pour le nazisme, mais n’ ont pas l’air d’être contre non plus, si ce n’est qu’ Hans refuse de s’inscrire au parti et de continue à peindre ( il est peintre en bâtiment) les murs des familles juives. Liesel va peu à peu apprendre à les connaître et à les apprécier, en même temps qu’elle va découvrir la lecture, elle qui ne savait pas lire à son arrivée chez les Huberman.

Cette histoire n’est pas gaie, d’ailleurs c’est la mort qui la raconte. Elle a rencontré Liesel à diverses occasions et lui a volé le livre qu’elle écrivait pour retracer sa vie. L’avantage, c’est qu’elle ne nous ménage pas et qu’elle nous annonce d’avance qui va mourir dans l’entourage de Liesel, c’est-à-dire, tout le monde… La narration est enlevée et plaisante, la mort est assez cynique par moment, et quelques originalités viennent la renouveler, tels les phrases mises en avant, comme des paragraphes qui se détachent du corps du texte. On trouve aussi deux récits imagés, écrits pour Liesel par Max, le boxeur juif que les Huberman se retrouvent à cacher presque par hasard dans leur cave.

Ces récits donnent d’ailleurs un ton un peu moralisateur et « plein de bons sentiments » à l’ensemble du roman qui par ailleurs dénonçait un peu plus subtilement le nazisme et mettait en avant la nécessité de solidarité et de désobéissance civique.

L’ensemble est plaisant mais je ne peux m’empêcher d’éprouver le sentiment d’avoir été en quelque sorte manipulée : ce roman semble construit pour être un best seller, j’ai l’impression que la recette à été bien suivie, mais que le résultat n’a pas la saveur escomptée. Mais peut-être est-ce dû à tout le rabattage médiatique sur ce livre qui m’a énervé et donné un a priori négatif dont je n’aurais pas su me débarrasser pendant la lecture. Mais peut-être pas…

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Les Giètes de Fabrice Vigne

26 Jan

Encore un lecture un peu ancienne, mais un véritable coup de coeur

Les Giètes de Fabrice VIGNE, photos de Anne REHBINDER

97828442052541Ce livre est publié dans une nouvelle collection, Photoroman chez Thierry Magnier, dont le principe est le suivant : on confie à un auteur une série de photographies préexistantes dont il ignore tout. A partir de ces photos, il doit écrire une histoire dans laquelles elles seront un élément important.

A la fin du livre, après une courte biographie de l’auteur on trouve un petit texte sur le photographe où il explique son travail sur cette série de photo et une ou deux lignes sur ce qu’il a pensé du travail d’écriture qu’il a suscité.Petit détail amusant : l’achevé d’imprimer est personnalisé pour chaque roman.

Mr Bertram a 80 ans et vit dans une maison de retraite. En rangeant des papiers, il retrouve son journal, qu’il a tenu jusqu’à la naissance de son premier fils, Michel. Cela lui donne envie d’en commencer un autre, que nous tenons entre les mains. Ce journal sera l’occasion de revenir sur sa vie, sur ses engagements politiques et sur ce qu’il est devenu aujourd’hui dans cette maison de retraite où il va rencontrer une femme, sa nouvelle voisine, ancienne immigrée russe.

Ce récit à la première personne est très émouvant, souvent drôle et des fois plus triste, le personnage se sentant plus proche de la mort que de la vie. Sa relation avec son petit fils est représentée de façon assez juste, c’est lui qui prend les photos que l’on peut voir dans ce roman. Ces photos lui rappellent d’autres photos, plus anciennes, qu’il refuse justement de regarder. Beaucoup de thèmes sont abordés ici, l’approche de la mort, la relation familiale, la relation amoureuse à tous les âges, les convictions politiques et ce qu’il en reste à l’épreuve du temps et de la vie, etc, mais tous cela est évoqué au fil des souvenirs et du vécu du personnage et ne donne pas l’impression d’être fabriqué.
Ce livre est publié dans une collection destinée aux adolescents et aux adultes.

En plus, ce livre est un très bel objet.

Bref, je vous le recommande chaleureusement…

La voleuse de livres

26 Jan

Pour commencer à alimenter cette rubrique, je vais revenir sur d’anciennes lectures…

La voleuse de livres de Markus ZUSAK

Lu en avril 2007.

En cette année 1939, Liesel Meminger est une petite fille pauvre. Si pauvre que sa mère, communiste dans l’Allemagne nazie, est obligée de la confier à une famille d’accueil et que son petit
frère mourra de faim pendant le trajet. Le couple qui l’accueille, Hans et Rosa Huberman est un couple d’allemands ordinaires, ils ne sont pas pour le nazisme, mais n’ ont pas l’air d’être contre
non plus, si ce n’est qu’ Hans refuse de s’inscrire au parti et de continue à peindre ( il est peintre en bâtiment) les murs des familles juives. Liesel va peu à peu apprendre à les connaître et
à les apprécier, en même temps qu’elle va découvrir la lecture, elle qui ne savait pas lire à son arrivée chez les Huberman.

Cette histoire n’est pas gaie, d’ailleurs c’est la mort qui la raconte. Elle a rencontré Liesel à diverses occasions et lui a volé le livre qu’elle écrivait pour retracer sa vie. L’avantage,
c’est qu’elle ne nous ménage pas et qu’elle nous annonce d’avance qui va mourir dans l’entourage de Liesel, c’est-à-dire, tout le monde… La narration est enlevée et plaisante, la mort est assez
cynique par moment, et quelques originalités viennent la renouveler, tels les phrases mises en avant, comme des paragraphes qui se détachent du corps du texte. On trouve aussi deux récits imagés,
écrits pour Liesel par Max, le boxeur juif que les Huberman se retrouvent à cacher presque par hasard dans leur cave.

Ces récits donnent d’ailleurs un ton un peu moralisateur et « plein de bons sentiments » à l’ensemble du roman qui par ailleurs dénonçait un peu plus subtilement le nazisme et mettait
en avant la nécessité de solidarité et de désobéissance civique.

L’ensemble est plaisant mais je ne peux m’empêcher d’éprouver le sentiment d’avoir été en quelque sorte manipulée : ce roman semble construit pour être un best seller, j’ai l’impression que
la recette à été bien suivie, mais que le résultat n’a pas la saveur escomptée. Mais peut-être est-ce dû à tout le rabattage médiatique sur ce livre qui m’a énervé et donné un a priori négatif
dont je n’aurais pas su me débarrasser pendant la lecture. Mais peut-être pas…

Les Giètes

26 Jan

Encore un lecture un peu ancienne, mais un véritable coup de coeur

Les Giètes de Fabrice VIGNE, photos de Anne REHBINDER

Ce livre est publié dans une nouvelle collection, Photoroman chez Thierry Magnier, dont le principe est le suivant : on confie à un auteur une série de photographies préexistantes dont il ignore
tout. A partir de ces photos, il doit écrire une histoire dans laquelles elles seront un élément important.

A la fin du livre, après une courte biographie de l’auteur on trouve un petit texte sur le photographe où il explique son travail sur cette série de photo et une ou deux lignes sur ce qu’il a
pensé du travail d’écriture qu’il a suscité.Petit détail amusant : l’achevé d’imprimer est personnalisé pour chaque roman.

Mr Bertram a 80 ans et vit dans une maison de retraite. En rangeant des papiers, il retrouve son journal, qu’il a tenu jusqu’à la naissance de son premier fils, Michel. Cela lui donne envie d’en
commencer un autre, que nous tenons entre les mains. Ce journal sera l’occasion de revenir sur sa vie, sur ses engagements politiques et sur ce qu’il est devenu aujourd’hui dans cette maison de
retraite où il va rencontrer une femme, sa nouvelle voisine, ancienne immigrée russe.

Ce récit à la première personne est très émouvant, souvent drôle et des fois plus triste, le personnage se sentant plus proche de la mort que de la vie. Sa relation avec son petit fils est
représentée de façon assez juste, c’est lui qui prend les photos que l’on peut voir dans ce roman. Ces photos lui rappellent d’autres photos, plus anciennes, qu’il refuse justement de regarder.
Beaucoup de thèmes sont abordés ici, l’approche de la mort, la relation familiale, la relation amoureuse à tous les âges, les convictions politiques et ce qu’il en reste à l’épreuve du temps et
de la vie, etc, mais tous cela est évoqué au fil des souvenirs et du vécu du personnage et ne donne pas l’impression d’être fabriqué.
Ce livre est publié dans une collection destinée aux adolescents et aux adultes.

En plus, ce livre est un très bel objet.

Bref, je vous le recommande chaleureusement…

Le clairvoyage, Anne Fakhouri

26 Jan



Le clairvoyage d’Anne Fakhouri, L’Atalante (2008)

 

A la mort de ses parents dans un accident de voiture, Clara va vivre chez son oncle, le frère de sa mère. Il vit avec Bébé, tante fantasque qua tout le monde dit folle mais que Clara ne connait
pas car ses parents et son oncle étaient fâchés.
Clara débarque dans un univers bien étrange et on se demande pendant un moment s’il passe réellement des choses étranges et fantastiques ou bien si c’est Clara, toute à son chagrin, qui les
imagine. Ce roman fait référence au « Songe d’une nuit d’été » de Shakespeare mais je ne l’ai pas lu alors je ne sais pas dans quelle mesure, je sais juste qu’on retrouve ici Puck sous
la forme d’un corbeau-garçon et la reine des fées Titania.

 Ce livre est un premier volume qui met pas mal de choses en place, les rapports de la famille de Clara avec les fées semblent assez complexes, une de ses tantes les a appelées sur
sur son berceau et la mort de ses parents ne semble pas être étrangères à ces relations. A la fin elle partira avec des chasseurs de fée dans leur monde à la recherche de sa tante Bébé qui a été
enlevée.

La fin dans le deuxième volume à paraître, très vite je l’espère! En tout cas, arrivée à la fin j’avais envie de relire ce livre car au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoitre, des éléments
qui paraissaient insignifiants au premier abord prenaient une autre dimension.

Visiblement ce livre est paru dans une collection jeunesse, mais je dirais qu’il s’adresse à de grands ados et à des adultes, amateurs de fantasy, même si ici on flirt aussi avec le
merveilleux…


En plus je trouve que la couverture est très belle, ce qui donne envie de l’avoir chez soi!!