Archives de Tag: Très bien

Underground de Shimako Okamura

23 mai

En le lisant deux fois de suite ce matin, j’ai eu envie de vous parler de cet album…

C’est l’histoire sans parole d’une petite taupe qui creuse un trou et fait un long voyage sous terre avant de ressortir dans un jet d’eau. Mais pour le lecteur, le voyage n’est pas le même que celui celui de la taupe. En effet chaque image est sur une double page (avec même une double page dépliée au milieu) et la taupe, toute petite, n’en parcours qu’une petite partie. Le lecteur lui la voit passer à côté de vieux pots en terre, entre les os d’un banc de poisson, au milieux d’une bataille de squelette de dinosaures ou même d’un œuf! elle passe aussi très près du centre de la terre et de son magma en fusion.

Du coup ce voyage où il faut regarder tous les détails est assez agréable à faire et même à raconter. On parlait une fois avec Tiphanya de la difficulté au début de raconter les albums sans paroles et que finalement, on s’y fait plutôt bien!! et même c’est une façon différente de raconter puisqu’on met spontanément l’enfant plus à contribution en le lassant dire ce qu’il voit sur l’image.

Sur le site de l’éditeur il est indiqué à partir de 4 ans mais j’ai ici une petite puce de 2 qui l’aime beaucoup!

Pour les images justement je n’en ai pas trouvé beaucoup, et je vous renvoie vers l’article de Vanessa qui en a quelques unes…

1Q84 Livre 2 de Haruki Murakami

25 mar

Je ne vais pas vous refaire un résumé (le livre 1 est là) mais dans ce tome on se tourne de plus en plus vers le fantastique avec les Littles Peoples et les chrysalides de l’air. L’histoire d’amour annoncée au dos du livre semble bien mal partie mais bon on ne sait jamais! Donc l’intrigue avance et est toujours plaisante à suivre. Par contre la traduction m’a de plus en plus écorché les yeux, je ne regrette vraiment pas de ne pas l’avoir l’acheté! J’avais pas mis le doigt dessus à la lecture du premier tome mais je trouvais qu’il y avait quelque chose… C’est en lisant l’article de Cryssilda que je me suis dit “bon sang, mais c’est bien sûr!” (si, si je parle comme ça chez moi)

En bref, j’aime et j’attends la conclusion avec impatience!!!

Mitsuba de Aki Shimazaki

8 mar

Après avoir lu les deux premiers volumes de poids des secrets l’été dernier et les deux suivant il y a quelques mois (je n’arrive pas à mettre la main sur le dernier mais je pense réussir à convaincre une bibliothèque que c’est indispensable d’avoir la fin!), je me suis lancée dans un autre roman du même auteur (donc pas la peine de vous dire que les 4 autres m’ont plus!).

Bien que le poids des secrets ne soit pas super réjouissant par bien des aspects, nous voilà là dans une histoire bien plus sombre, comme les japonais savent si bien le faire :

Quand la compagnie d’import-export Goshima de Tokyo se propose d’affecter Takashi Aoki à sa succursale de Paris, ce jeune employé prometteur se trouve à un point tournant de sa vie puisqu’il vient de rencontrer enfin la femme avec qui il souhaite fonder une famille, Yûko Tanase.
Mais il sait aussi que les lois silencieuses et impitoyables de sa société, à l’intransigeance impériale, peuvent écraser d’un doigt les relations humaines des êtres qui ne font pas partie des puissants. Qu’adviendra-t-il alors de la promesse des amoureux, faite au café Mitsuba ? (résumé éditeur)

Et bien comme on l’aura compris assez rapidement, il ne va rien en sortir de merveilleux et cette belle histoire va se faire complètement écraser par la société et les conventions. La première remarque que je m’étais fait en fermant le premier roman de cet auteur était que je trouvais le style un peu moins “japonais” que tous les autres romans japonais que j’avais lu jusqu’ici (oui je sais c’est un maigre comme argument mais je n’arrive pas à trouver mieux) et j’ai eu la réponse immédiatement en découvrant qu’elle vit au Canada depuis 1991 et écrit en français. Du coup, je me demande si cette image du Japon (je n’étais pas du tout étonnée de la tournure des évènements) était encore valable aujourd’hui.

Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de dragon de Jasper Fforde

22 fév

Jennifer Strange travaille dans une espèce d’agence, où malgré son jeune âge (15 ans, mais que voulez-vous, le directeur en titre a disparu et elle était son assistante. Et puis il faut bien vivre) elle dirige une troupe de magiciens aux talents divers et variés mais surtout sur le déclin. En effet, les dragons disparaissant un à un, les pouvoirs magiques déclinent avec eux et justement la mort du dernier d’entre eux vient d’être prédite. Et devinez, c’est Jennifer qui va le tuer… Jasper Fforde a toujours une imagination aussi débordante, même si je n’ai jamais pu m’enlever de l’esprit le personnage de Thursday Next en suivant Jennifer. On est là dans un monde qui semble être le notre, sauf qu’en fait c’est un royaume avec son roi, ses dragons et ses magiciens.Sauf que les magiciens en questions sont utilisé pour des travaux aussi complexes que changer toute la plomberie d’une maison…

Bref, Jennifer, pas très sure de son nouveau statut qui lui assure une célébrité immédiate (Goliath n’est pas loin!) va aller discuter avec ce dragon pour essayer de mieux comprendre de quoi il retourne…

On a là une critique de la société de consommation assez marquée car dès l’annonce de la mort imminente du dragon, la foule se masse autour de son territoire où selon là loi, dès qu’il est mort on peut pénétrer et s’approprier le terrain gratuitement… Bien sûr il y a des dérives et le roi en profiterait bien pour agrandir ses territoires et attaquer le royaumes voisins. Les territoires de dragons, interdit de fréquentation aux hommes, sont aussi des havres de paix où la nature a tous ses droits et disparaissent les uns après les autres devant la frénésie de construction et de rentabilité des hommes.

Un roman très intéressant, en un seul tome (mais bon, avec Fforde, on ne se lasse jamais!) qui m’a conquis aussi bien que la série des Next et qui me donne envie de lire sa dernière série (en tout cas en France) La tyrannie de l’arc en ciel…

Ah oui, dernière précision : il est paru dans une collection jeunesse.

Sasmira T.2 La fausse note Laurent Vicomte et Claude Pelet

14 jan

Après de une longue attente pour des raisons que je ne connais pas vraiment, je suis tombée le mois dernier -par hasard!- sur le tome 2 de Sasmira…

Autant dire que je me suis jetée dessus avec gourmandise mais aussi peur d’être déçue, après une si longue attente.

Et bien non, même si je ne suis pas aussi enchantée que par le tome 1 (mais en même temps une bd lue une fois peu difficilement faire le poids contre une lue re-lue et re-re-lue amoureusement et régulièrement) j’ai trouvé cette suite très bien et je ne suis pas déçue d’avoir attendu!!

On retrouve donc Bertille et Stanislas au tout début du 20ème siècle chez une vieille dame qui semble ne savoir bien plus qu’elle n’en dit et avec l’étrange et envoutante Sasmira… L’histoire se complique au fur et à mesure qu’on en apprend plus sur son origine et en attendant de trouver une solution, Bertille fait des crises de plus en plus souvent et Stanislas lutte (à moitié seulement) contre l’attirance qu’il éprouve pour Sasmira.

Je vous conseille toujours de lire cette BD, dont le tome 1 se trouve d’ailleurs facilement d’occasion. La transition entre Lauren tVicomte et Claude Pelet se fait sans qu’on ne remarque quoique ce soit, pas de différence dans le dessin (même si ce n’est pas un dessin que j’aime particulièrement : certains son t très beaux et d’autres ne me touchent pas du tout)  mais je n’ai pas bien compris si Vicomte avait gardé la main sur le scénario (enfin j’espère quand même, ça semblerait logique) ou pas…

En tout cas, vivement la suite!!!

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.