Archives de Tag: Mais que penser d’un tel livre?

May le monde de Michel Jeury

21 oct

May est une petite fille très malade, peut-être va-t-elle mourir bientôt et c’est pourquoi les quatre locataires de la maison ronde sont venus lui tenir compagnie. Elle vit avec son Granp’ à la Magerie et imagine un mondo bono où il y aurait moins d’humain et plus d’animaux, surtout des oiseaux et des oiseaux chemises car le monde dans lequel elle vit est quand même un peut chiteux par moment, un tutain de monde pourri par les humais. Mais elle n’est pas la seule dans cet univers étrange et envoûtant où tout le monde change, pour le meilleur ou pour le pire car un monde sans changement serait quand même un bi ennuyeux, non? Alors les chapitres sont intitulés du nom du personnage principal et du monde dans lequel il évolue. Heureusement le docteur Goldberg et les Angels de Sister Naya veillent…

Que dire, que dire… j’ai été tout de suite extrêmement séduite par ce livre avec son langage un peu différent du notre qui nous introduit tout de suite dans un autre monde mais qui est si semblable qu’il n’y a aucune difficulté à la comprendre et même si pendant la moitié du livre j’avais l’impression que quelque chose m’échappais qui m’empêchait de tout comprendre, c’était pas loin, je lavais sur le bout de la langue ou dans un coin du cerveau et ça allait venir… Mais finalement rien n’est venue et j’ai été très déçue par la fin qui n’en pas vraiment une et qui fait que je trouve que ça manque de … de quoi je n’en sais rein, je n’ai pas vraiment assez d’imagination pour ça mais j’attendais clairement quelque chose…

En plus l’allusion, pourtant très courte mais qui revient justement à la fin aux camps de la mort de la 2nd GM m’a laissé plus que perplexe et vraiment, je n’ai pas compris!

Partenariat BOB, merci à eux et aux Éditions Robert Laffont pour l’envoi du livre.

un autre avis très négatif ici mais vous en trouverez plein d’autres!!

Le jeu lugubre de Paco Roca

14 sept

En 1936, un jeune homme est embauché par le célèbre peintre Salvatore Deseo pour lui servir de secrétaire. Il le rejoint dans un petit village de pêcheurs  où l’hostilité à l’égard du peintre est palpable.

Ce récit est court mais assez hallucinant, on ne sait pas si on est dans le cauchemar ou dans la réalité, la prise de drogue n’aidant pas!

Il est inspiré à Paco Roca par un livre écrit par le secrétaire en question et qui n’est pas bien resté bien longtemps sur place.

Je ne sais pas trop quoi penser de cette bd, le peintre est décrit comme ayant existé et je viens de lire sur le blog de Choco qu’il est en fait inspiré par Salvatore Dali et que le fameux livre est en fait un procédé narratif! Me voilà donc mystifiée… :-)

Les Bienveillantes de Jonathan Littell

31 oct

9782070350896Ouf! Me voilà venue à bout de ce pavé de presque 1400 pages (et écrit petit en plus!!). Il m’aura fallu deux mois et évidemment, pas une lecture continue, d’abord parce que des fois j’ai des obligations de lecture et ensuite parce que vers la page 700 ou 800 (il me semble, vu le nombre on n’est pas à 100 pages près!!) le besoin de faire une pause s’est fait ressentir.

En effet, le sujet est quand même pesant et le personnage est en plus assez malsain par moment, ce qui donne une atmosphère étouffante!!

J’ai quand même lu avec intérêt ce livre qui suis un officier SS dans l’évolution de ses missions et de sa promotion suite à ses succès. Il est inhabituel de voir la Seconde Guerre Mondiale du point de vue d’un national socialiste convaincu.

Ce qui m’a plus gêné ce sont les passages concernant la vie personnelle du héros, vie très compliquée, avec gros ressentiment envers sa mère après la disparition  de son père, avec une passion incestueuse pour sa sœur qui le conduit à l’homosexualité (ce qui manque de lui causer de gros problèmes dans la SS) et des pulsions meurtrières et des délires sexuels assez pesant (qui peuvent durer jusqu’à trente pages). J’aurais été plus à l’aise sans ces longs passages, même s’ils ne sont pas une majorité dans le roman.

En plus il tient (le personnage, qu’en pense l’auteur?) beaucoup de propos sur les femmes, leur fragilité, leur sexe, etc qui m’ont complètement gonflée.

Reste que je ne sais pas ce que l’auteur à voulu me dire sur cet être visiblement malade et sur son engagement politique. Il faudra que je me renseigne dessus, mais c’est sûr que c’est une lecture qui ne laisse pas indifférent et surtout qui appelle à se plonger dans un livre d’histoire pour éclaircir certains points!

Mon prochain pavé (mais pas pour tout de suite!!) c’est Belle du seigneur, j’ai vérifié, il ne fait “que” 1100 pages et c’est écrit plus gros!! :-p

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