Aza est très laide et même très très laide. D’ailleurs son rêve serait d’être belle, étrange, non? Et pourtant elle a la plus belle voix d’Ayortha, ce qui est une chance car tous le pays chante à tue tête, c’est une institution. Un jour la fille d’auberge qu’elle est va se retrouver à accompagner une duchesse au palais du roi pour son mariage, ce qui va être le début d’un joli conte de fée pour elle.
Cependant, son don à « illuser » (c’est à dire qu’elle est ventriloque) ne va pas tarder à lui attirer des ennuis… Mais après tout on est dans un conte, donc notre héroïne va devoir affronter quelques épreuves avant une fin heureuse…
Nous somme ici en pleine inspiration conte, n’importe qui reconnaîtra le miroir magique, la méchante reine ou encore le chasseur de Blanche Neige. Pas de nains en revanche mais des ogres et des gnomes ainsi qu’un prince avec de grandes oreilles…
Je suis loin ici du coup de cœur qui m’avait donné envie de lire ce roman mais j’ai bien apprécié cette lecture et j’ai aimé découvrir petit à petit les éléments empruntés à Blanche Neige. Par contre j’ai trouvé quelques longueurs et je suis septique quand à la présence de ce titre dans la collection Neuf : même si le ton conte et la fin heureuse peuvent donner envie de le classer là, la longueur et le niveau général me font penser plus à du médium… Mais après tout les lecteurs iront piocher leurs lectures où bon leur semble alors…
Dans un autre registre j’avais préféré David s’évade du même auteur et pour le coup à sa place dans le collection Médium! Et aussi Les deux princesses de Bamarre, pour le coup dans le même registre et aussi plus à leur place en Neuf!!

Les sœurs Eden, Aurore et Alice vivent tranquillement au manoir Eden avec des parents aimants mais quand même peu soucieux des activités de leur progéniture. Ainsi, tandis que la mère paresse et que le père prépare une énième expédition pour trouver un dragon jaune à deux têtes, trois langues et cinq pattes (à peu près), Aurore rempli à la perfection le rôle de maîtresse de maison et Alice, plus aventureuse, expérimente -entre autre- l’art du feu d’artifice. Ce bel équilibre va être rompu à la naissance de la petite sœur qui entraînera le décès de la maman et le départ du père en expédition pour noyer son chagrin. En effet, les temps sont sombres et à sa mort, la mère d’Alice lui a confié comme un bien précieux une petite flûte en fer blanc qu’elle ne doit pas laisser tomber entre de mauvaises mains, mauvaises mains qui ne vont pas tarder à se manifester en la personne du maître des loups…
Cette bande dessinée à été écrite par Linda Medley, auteur indépendante américaine et surtout qualifiée de féministe. Cette BD à été accueillie à grands cris comme souvent quand une femme s’exprime en BD. Donc c’est merveilleux, c’est féministe, wouahou…




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