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Le Caméléon de Andreï Kourkov

16 juin

9782020511834_002Un peu de littérature adulte ne faisant pas de mal de temps en temps, je me suis enfin décidée l’autre jour à lire le Caméléon qui était sur mes étagères depuis à peu près dix ans. (Vous noterez que très subtilement je n’ai pas parlé de Pal, non ce livre était rangé, sagement sur une étagère, normal donc). Et oui, j’avais beaucoup aimé le Pingouin du même auteur donc quand j’ai vu celui là, je n’ai pas hésité une seule seconde à l’acheter!! Avant de laisser trainer pendant dix ans donc.

Bref, le mal est réparé (en tout cas si on ne prends pas en considération, le nombre incalculable de livres qui attendent sagement sur une étagère pour certains depuis beaucoup plus de dix ans) et je vais donc pouvoir vous parler de ce livre. Je me suis quand même fait spolier comme une débutante puisque la première page de ce livre est un résumé du bouquin qui commence en vrai deux pages plus tard. je me demande encore comment j’ai fait mon compte pour confondre les résumé et le début du bouquin (surtout qu’il m’a fallu au moins dix lignes, soit la moitié du dit résumé pour m’en rendre compte (l’histoire avançait un peu trop vite) et que juste ne dessous, il y avait une biographie de l’auteur en italique, ce qui aurait dû franchement me mettre la puce à l’oreille…)

Mettons donc tout ça sur le compte de la fatigue et passons au livre lui-même!!

"A Kiev, Nikolaï, un ancien enseignant, s’est reconverti  en veilleur de nuit. Il travaille dans un entrepôt où il doit garder des caisses remplies de boîtes de lait en poudre, lequel lait ressemble bien plus à de la cocaïne qu’à un aliment pour bébé… Un jour par hasard, il trouve un exemplaire d’un chef-d’œuvre de la littérature ukrainienne, un roman de Taras Chevtchenko étrangement annoté. [...]" Oui comme j’aime m’auto flageller, voici les premières lignes de ce fameux résumé, j’en ai encore lu 4 avant de me rendre compte… Mais je vous en fait grâce car elles avancent trop dans l’histoire à mon goût!!

S’ensuit alors une enquête pour trouver d’où viennent ces annotations, Nikolaï est friand d’énigmes, surtout littéraires, puis une véritable chasse au trésor, bien qu’il n’ai pas le moindre idée de ce que ce trésor peut être!!

Ce livre est complètement déjanté, avec une odeur de cannelle imprégnant les gens ayant l’esprit ukrainien, des nationalistes, des agents des services secrets, des nomades mystérieux, des théories délirantes autour du sable du désert  et bien sûr, un Caméléon! L’esprit général de ce livre m’a beaucoup fait penser à La forêt des renards pendus d’ Arto Paasilinna que j’ai lu l’été dernier et dans une moindre mesure au vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire.

Je n’ai donc pas été déçue par cet auteur et compte continuer à le lire avec plaisir (Sonia, je te le prête si tu veux, même si tu déménage :) )

Le vieux qui ne voulait pas fêter son annivrsaire de Jonas Jonasson

1 sept

Alors qu’Alan Karlsson est sur le point de fêter ses 100 ans dans sa maison de retraite, il décide subitement qu’il en a assez et se sauve en santant par la fenêtre en charentaises…

Il va commencer, comme ça, par voler une valise à un jeune homme mal élevé à la gare de bus et s’embarquer ainsi dans des histoires de pas possibles car évidemment ce jeune homme fait partie de la mafia locale et la valise est remplie de billets.

J’ai eu la bonne surprise de trouver ce livre dans ma location cet été et j’ai passé un bon moment avec ce centenaire encore bien vif dont on apprend la vie au fur et à mesure, un chapitre de flash back alternant avec un chapitre de l’histoire qui nous intéresse ici : l’enquête pour retrouver ce pauvre vieux qui s’est fait enlever par un jeune mafieux!

Cette histoire est totalement délirante, les compagnons qui le rejoignent au fur et à mesure étant tous plus originaux les uns que les autres (la palme à la femme -j’ai oublié son nom- qui jure comme une charretière et qui a un éléphant dans son jardin…). L’auteur se moque aussi un peu des romans policiers à la mode avec un commissaire complètement à côté de la plaque qui finira par partir avec ses suspects! Et aussi avec la vie passée d’Alan qui a rencontré tous les grands dirigeants de la planète,  et inventé, entre autre, la bombe atomique… Une vie qui fait un peu penser à Forest Gump!

Sur la 4ème de couv il est comparé à Arto Paasillina (dont j’ai souvent entendu parler du fameux Lièvre de Vatanen et que je voulais lire) et du coup j’ai aussi u l’occasion de lire un livre de cet auteur, présent dans la même location…  Super vacances donc dont j vous reparlerais bientôt!

Bone T.1 La forêt sans retour de Jeff Smith

28 mai

Au début de ce tome, Fone Bone et ses cousins Phoney et Smiley Bone, étranges petites créatures blanches aux formes arrondies  sont perdu au milieu d’un désert qu’ils ne connaissent pas. Ils ont fuit Boneville suite à des manigances de Phoney, ex-citoyen le plus riche de Boneville… Mais ils vont vite être séparés par un nuage de criquets et nous allons d’abord suivre Fone Bone, personnage principal, dans les étranges rencontres qui vont se succéder.

Nous voilà dans un univers de fantasy un peu loufoque avec d’effroyables rats-garoux, un dragon rouge fumeur de cigarette, quelques humains aux qualités hors du commun, comme Rose, la grand-mère qui bat les vaches à la course ou Lucius, le colosse propriétaire d’une auberge.

Je ne sais comment vous parler mieux de cette bande dessinée dont je viens de relire le premier tome, suite à son achat pour le swap BD… Je l’avais découverte quelques années après sa sortie en France et je n’arrêtais pas e courir à la librairie m’acheter la suite. Je pense que ça doit être mon premier Comics!

Elle est récemment ressortie en couleur (je possède la série en noir et blanc) et c’est cette version que je viens de relire. Ce qui m’a étonnée c’est que moi je l’ai en 11 tomes et que dans cette nouvelle version il n’y en a que 9, deux étant purement et simplement passés à la trappe. Il va donc falloir que je relise tout pour savoir si les deux disparus sont en effet non nécessaires à l’histoire mais quand même, ça m’étonne un peu!!

Mais bref! Nous avons ici une présentation des principaux personnages, une mise en place de l’intrigue qui reste quand même encore mystérieuse (et qui le restera encore un certain nombre de tomes, mais rassurez vous on a des réponses!!) et qui va aller vers de plus en plus de noirceur par la suite. (avec une ambiance lutte contre les forces du mal assez classique comme dans le Seigneurs des Anneaux!) Noirceur dans l’intrigue en tout cas car il y a quand même pas mal d’humour, surtout au niveau des personnages : Phoney est un espèce de Picsou irascible et il y a les gags redondants liées au deux rats- garous complètement stupides rencontrés par Fone au début de ce tome.

Bien sûr il faudrait que je relise tout pour mieux voue en parler, et peut-être bien que je vais le faire! Mais en attendant, n’hésitez pas à le lire vous même puisque je vous le recommande et que cette série est tout à fait géniale!!!

Petit edit de dernière minute : tout à fait par hasard cette lecture rentre dans le cadre du Roaarrr Challenge. Quand je vous dit que c’est bien! il a même eu un prix, c’est dire ;)

Lou T.1 à 5 de Julien Neel

1 fév

   

Je me suis enfin décidée à lire cette BD. Il faut dire qu’après toutes les supers critiques que j’en ai lu et les queues interminables que j’ai vu pour les dédicaces au salon de Montreuil (pas cette année, il y a plus longtemps!) et ben, j’avais pas tant que ça envie de les lire… Mais ensuite j’ai découvert que leur auteur était le même que celui de Chaque chose et là du coup c’est autre chose comme référence!!

Donc je me suis lancée et je ne regrette pas, car même si ça s’adresse plutôt à des ados, soyons francs, j’ai bien rigolé en lisant les petites aventures quotidiennes de Lou et de sa mère jeune célibataire, toutes les deux à la recherche de l’amour, unies face à leur grand-mère et mère respective et aux séjours à la campagne qu’il faut affronter chez elle parce qu’elles n’ont pas d’argent pour partir en vacances!!

Mais finalement elles vivent dans un univers assez tendre, mamie est difficile d’accès mais elle les aime quand même et l’amour se trouve facilement de l’autre côté du palier…

Et puis au fils des tomes, l’histoire évolue, Lou grandi et rentre au collège, se frottant à de nouveaux univers et découvrant l’amour comme il se doit!! Même si le tome 5 laisse tout ça en suspens et fait attendre le 6 avec impatience! Les relations familiales évoluent aussi et même si on trouve du caricatural, je trouve qu’il côtoie très bien la subtilité, le tout avec beaucoup d’humour.

En plus je trouve ça agréable en tant que lectrice de pouvoir partager une lecture avec des ados non lectrices, ce qui n’est pas peu! (et rejoint aussi mon avis sur la série de Vanyda Celle que…)

Et puis aussi, en tant personne ayant un tyran chat domestique à la maison, certaines scènes m’ont bien fait rigoler, comme le moment d’attraper le chat pour le mettre dans sa boite avant de partir en vacances… Toute une aventure!

J’ai aussi beaucoup aimé les pages de gardes qui contiennent le journal de Lou et qui sont toutes différentes les unes des autres. Ce n’est pas si souvent que les pages de gardes sont si bien utilisées!!

Un petit extrait de dialogue entre Lou et sa copine pour finir :

- Mais ça, ça veut dire quoi? C’est une sorte de déclaration d’amour tu crois?

- J’sais pas trop, c’est pas hyper clair comme formulation.

- C’est compliqué, les trucs qu’ils utilisent pour parler de leurs sentiments , les garçons…

- Ouais.

- Voyons… Qu’est-ce que je peux répondre d’encore plus ambigu?

(T.5, p. 25)

Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires de Brandon Sanderson

1 oct

Orphelin, Alcatraz passe  depuis tout petit de famille d’accueil en famille d’accueil. En effet, il est une catastrophe ambulante et casse à peu près tout ce qu’il touche. Un jour, son grand-père vient le chercher pour lui révéler sa vraie nature et accessoirement celle du monde qui nous entoure : notre monde est contrôlé par d’infâmes bibliothécaires qui nous asservissent et nous cachent toute une partie du monde ( vous croyez vraiment que les océans occupent une si grande partie de la planète? Innocents que vous êtes… Lisez ce livre et vous verrez le monde d’un autre œil!)

Commencent évidemment de tumultueuses aventures pour notre nouveau héros car il a un talent qu’il ne soupçonnait pas , un talent très puissant : il casse tout. Enfin, il était déjà au courant mais ne savait pas que c’était un talent, il aurait plutôt parlé de malédiction… Il va découvrir les talents de la famille Smedry et ce monde inconnu qui est aussi plein de surprises.

Ce roman est très réjouissant, un plaisir à lire avec beaucoup d’humour, le narrateur, Alcatraz lui-même, est toujours en train de s’adresser au lecteur, pour brouiller les pistes et jouer avec les codes de l’écriture et avec ce qu’on s’attend à trouver au début et à la fin d’un chapitre. Les personnages secondaires sont aussi succulents (je vous conseille particulièrement les dinosaures et leur sens particulier du désordre) et la fin plutôt réussie.

Un roman original donc que je conseille sans réserve aux ados à partir de 12 ans car il est facile à lire et les plus vieux devraient apprécier l’humour (même si finalement je ne sais pas trop ce qui fait rire les ados!!)

Un prêt de Tiphanya et une agréable surprise!

Quelques citations :

"Je souhaiterais saisir cette occasion pour souligner un point important. Si un vieux bonhomme bizarre, à la santé mentale douteuse, débarque chez vous sous prétexte qu’il est votre grand-père et que vos devez l’accompagner dans une espèce de quête mystique… refusez sans hésiter. Refusez aussi les bonbons."

"- Ok. C’est quoi ton talent Sing?

-Je sais trébucher et tomber par terre, répondit-il

-C’est un talent ça? m’étonnais-je.

-Il y en a de plus impressionnants, admit Sing. N’empêche, il me sert bien."

« Sur un des côtés, le papier était couvert de gribouillis sans queue ni tête, un peu comme quand on s’acharne sur un stylo dont l’encre refuse de couler. Au milieu, il y avait quelques lignes à demi effacées d’une écriture ancienne, quasi illisible par endroits. Et pourtant, l’inscription indiquait correctement mon adresse. Une adresse à laquelle je n’habitais que depuis huit mois.

Impossible, pensais-je.

Puis je rentrais dans la maison et mis le feu à la cuisine. »

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