Sans parler du chien ou Comment nous retrouvâmes enfin la potiche de l’évêque de Connie Willis
Au XXIème siècle (tiens, mais c’est maintenant ça, non?) le voyage dans le temps est une pratique courante. Mais il a été abandonné aux historiens dès qu’il a été établit qu’on ne pouvais pas rapporter d’objets du passé et les crédits font cruellement défaut puisqu’aucun profit n’est à espérer…
Lady Schrapnell a justement de l’argent à donner en contrepartie de quoi elle envoie des historiens faire des sauts dans le temps afin de reconstruire la cathédrale de Coventry à l’identique, avant sa destruction pendant un bombardement de la seconde guerre mondiale. Ned Henry, un historien réquisitionné pour l’occasion souffre d’un déphasage aigu en raison de trop nombreux sauts dans le temps. C’est pourtant le seul disponible pour aller aider une autre historienne, à réparer un paradoxe temporel qu’elle a causé en sauvant un chat de la noyade en 1888.
Voilà donc nos deux héros à l’époque victorienne, en train d’organiser des kermesses et de discuter spiritisme et poissons de collections pour essayer de former les couples qui auraient dû se former et de défaire celui qui s’est fait à la place. Tout ça en essayant de retrouver la potiche de l’évêque et de comprendre comment une telle incongruité temporelle est possible, l’enjeu étant rien moins que l’avenir du monde libre.
Ce roman a été un vrai plaisir de lecture, une découverte due au swap victorien (ne cherchez pas, il n’était pas dans mon colis), je ne regrette pas de l’avoir gardé celui-là! L’histoire est un mélange entre science-fiction (avec principalement les sauts dans le temps et les paradoxes temporels) et roman victorien car finalement 90% du roman se passe à cette époque avec tous les personnages qui en viennent. On n’a finalement pas tant qua ça l’impression de lire de la S-F. C’est aussi une énigme et une enquête.
L’auteur fait beaucoup de références littéraires, à « Trois hommes dans un bateau » au début car c’est de là qu’elle tire son titre (j’ai d’ailleurs envie de le lire maintenant…), à Agatha Christie pour les enquêtes et les énigmes justement mais aussi, et là je sens l’attention de certaines se réveiller, à Wilkie Collins (que je ne connaissais pas du tout il y a encore un mois, je pense que je vais devoir m’y mettre aussi…). Pour ce dernier, attention tout de même la fin de son livre « Pierre de lune » y est racontée, ce qui m’enpêchera de découvrir par moi même le roman que l’on considère comme le premier roman policier anglais. Pour compléter le tout, il y a beaucoup d”humour dans la narration et très peu de temps morts…
Bref, une lecture que je vous recommande chaudement et qui fait partie, vous l’aurez deviné, du courant steampunk! Mot qui fait tout à fait barbare à côté des moments si victoriens et civilisés que ce livre m’a fait passer…
Edit du 26/05/09 : à la reflexion, même si j’ai trouvé ce livre sur une liste de livre qui rescence des titres de steampunk , je ne suis quand même pas sure qu’on puisse vraiment dire que ce livre fait parti de ce courant car pour moi le postulat de base du steampunk c’est que ça se passe dans une époque victorienne futuriste, là ce n’est pas du tout le cas puisqu’il s’agit d’un voyage dans le temps et que l’époque victorienne est tout ce qu’il y a de plus victorien!
Tags:Coup de coeur!, Fantasy Fantastique, Humour, Roman, Victorian Spirit, voyage dans le temps




J’ai aussi adoré ce livre, et comme je ne me souvenais plus de l’auteur, merci à toi!
C’est un livre que je veux lire depuis un moment!! Et dans mon cas, disons que je me suis déjà fait allègrement spoiler “The Moonstone” de Wilkie Collins dans “Drood” alors ce n’est plus si grave!!!
Si tu ne crains plus rien alors je te le conseille vivement!!;-)
Il est dans ma PAL celui-là. Je sens que ça va être un régal !!! Rien que la couverture est déjà superbe !